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Une intime conviction

Publié : 10 févr. 2019, 07:55
par Etienne Beauman
Premier film de Antoine Raimbault, maîtrisé de bout en bout.
L'interprétation y est sans faute même si c'est l'histoire en elle même qui retient totalement l'attention.
Ne regardez pas la bande annonce, comme souvent elle en dévoile trop, sachez juste que c'est une intrigue judiciaire inspirée pour partie d'une affaire réelle.

Re: Une intime conviction

Publié : 10 févr. 2019, 16:32
par Kraepelin
Etienne Beauman a écrit :
10 févr. 2019, 07:55
Premier film de Antoine Raimbault, maîtrisé de bout en bout.
L'interprétation y est sans faute même si c'est l'histoire en elle même qui retient totalement l'attention.
Ne regardez pas la bande annonce, comme souvent elle en dévoile trop, sachez juste que c'est une intrigue judiciaire inspirée pour partie d'une affaire réelle.
Y a t il un intérêt particulier pour les sceptiques ou est-ce simplement un film que tu as trouvé très bon et dont tu veux partager avec nous le plaisir?

Re: Une intime conviction

Publié : 10 févr. 2019, 17:47
par Etienne Beauman
Kraepelin a écrit :
10 févr. 2019, 16:32
Etienne Beauman a écrit :
10 févr. 2019, 07:55
Premier film de Antoine Raimbault, maîtrisé de bout en bout.
L'interprétation y est sans faute même si c'est l'histoire en elle même qui retient totalement l'attention.
Ne regardez pas la bande annonce, comme souvent elle en dévoile trop, sachez juste que c'est une intrigue judiciaire inspirée pour partie d'une affaire réelle.
Y a t il un intérêt particulier pour les sceptiques ou est-ce simplement un film que tu as trouvé très bon et dont tu veux partager avec nous le plaisir?
Les deux.

Le film abordé la question du doute, de la fragilité de l'intime conviction, c'est un procès il y est donc question de témoignages, de preuves, de la fiabilité des souvenirs, de manipulation.
Il y est question de méthodologie, de déontologie, d'interpretation des faits, etc.

C est aussi une critique du système judiciaire français, l'accusé étant jugé 2 fois, alors qu' il n'y a ni corps, ni mobil, ni preuve, juste des rumeurs et une opinion publique a satisfaire.

Re: Une intime conviction

Publié : 11 févr. 2019, 04:24
par Lambert85
Il y a tout de même la disparition de son épouse qui n'a jamais réapparu. L'acquitement est logique malgré tout.

Re: Une intime conviction

Publié : 11 févr. 2019, 07:38
par Etienne Beauman
Lambert85 a écrit :
11 févr. 2019, 04:24
Il y a tout de même la disparition de son épouse qui n'a jamais réapparu. L'acquitement est logique malgré tout.
Oui.
Mais il y a 10 000 disparitions par an en France non résolues, doit on ouvrir autant de procès envers le conjoint, le père, la mère, la dernière personne vue ?

Re: Une intime conviction

Publié : 11 févr. 2019, 13:59
par LoutredeMer
Etienne Beauman a écrit :
10 févr. 2019, 07:55
Premier film de Antoine Raimbault, maîtrisé de bout en bout.
L'interprétation y est sans faute même si c'est l'histoire en elle même qui retient totalement l'attention.
Ne regardez pas la bande annonce, comme souvent elle en dévoile trop, sachez juste que c'est une intrigue judiciaire inspirée pour partie d'une affaire réelle.
Télérama qui se fend de quatre étoiles, c'est assez rare pour signaler le film, oui :D

Re: Une intime conviction

Publié : 11 févr. 2019, 16:40
par Corwin
Etienne Beauman a écrit :
10 févr. 2019, 17:47
Le film abordé la question du doute, de la fragilité de l'intime conviction […]
C est aussi une critique du système judiciaire français, l'accusé étant jugé 2 fois, alors qu' il n'y a ni corps, ni mobil, ni preuve, juste des rumeurs et une opinion publique a satisfaire.
C'est en effet une particularité de notre système judiciaire : Une personne peut être condamnée sans preuve de sa culpabilité, ni mobile, et sans même qu'il y ait la certitude qu'un crime ait été commis.

Il suffit que les jurés en aient « l'intime conviction », opinion qu'ils n'ont pas à justifier, et sur laquelle ils n'auront aucun compte à rendre, pour qu'un accusé passe toute sa vie en prison.

Dans ce cas précis, le mari doit son salut à l'un des avocats, star du barreau qui, au deuxième procès, a démontré, dans un coup de théâtre, les invraisemblables erreurs et manipulations de l'accusation.

Mais avec un avocat moins brillant…

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J'ai une petite expérience de justice civile. Le jugement était en fait une obligation administrative, et je n'en ai pas été affecté. Mais j'en ai quand même acquis la conviction que n'importe qui pouvait prendre l'annuaire, pointer un nom au hasard, lui faire un procès, et avoir des chances de gagner.

Simple question de savoir-faire.

Et malheur aux vaincus…

Re: Une intime conviction

Publié : 11 févr. 2019, 18:58
par PhD Smith
Fort heureusement, les condamnations de cours d'assises sont désormais possiblement rejugées par une autre cour d'assises. Avant, la condamnation était sans appel.