Les Sceptiques du Québec

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Today — September 28th 2021Your RSS feeds

Désintox. Non, rouler à 30 km/h en voiture ne pollue pas plus en ville

September 28th 2021 at 08:29

La réduction de la vitesse des voitures en ville serait source de pollution ? C'est ce qu'a affirmé Xavier Bertrand, sur France Bleu Gironde alors qu'il était interrogé sur le passage à 30km/h dans les rues de Bordeaux, comme c'est aussi le cas à Paris.

L'UICN et la biologie de synthèse : les espèces en péril pourront attendre, les humains aussi

L'UICN et la biologie de synthèse : les espèces en péril pourront attendre, les humains aussi André Heitz* ( Source ) À Marseille, le Congrès de l'UICN a adopté une motion, « Vers l'élaboration d'une politique de l’UICN sur la biologie de synthèse en...

L'édition de gènes a un « potentiel illimité » pour réduire la malnutrition, selon un expert mondial de l'alimentation

L'édition de gènes a un « potentiel illimité » pour réduire la malnutrition, selon un expert mondial de l'alimentation Joseph Opoku Gakpo* Image : des enfants font la queue pour un repas dans une école au Kenya. Photo : Shutterstock/ JLwarehouse Ma note...

Yesterday — September 27th 2021Your RSS feeds

À quel moment un ensemble de données devient-ils assez certain pour modifier nos pratiques ?

Aujourd’hui j’aimerais réfléchir avec vous sur la drôle de question qui titre ce billet. Elle m’est venue en voyant passer cet article intitulé L’activité physique est bonne pour la santé mentale des garçons lors de ma revue de presse matinale aujourd’hui. Mon réflexe a été de ne même pas l’ouvrir et de passer à d’autres articles. Un peu comme si le titre avait été « Une étude montre que la Terre est ronde » ! Dans le sens où je me suis dit que l’accumulation des données montrant toujours des effets bénéfiques de l’activité physique sur le corps et le cerveau était telle, que ça ne valait pas la peine de perdre du temps pour lire pour la millième fois la même conclusion. J’en ai d’ailleurs très souvent parlé dans ce blogue, comme en 2013, en 2016, en 2020 ou encore en juin dernier.

Même chose, mais dans l’autre sens, pour cet autre article du même portail de Radio-Canada montrant à quel point les tablettes et autres écrans sont mauvais pour tous les aspects du développement psychomoteur. Comme le rappelle l’article :

« les écrans nuisent à la vue, au sommeil, au poids et aux habiletés langagières. Ils augmentent le risque de développer une dépendance, de l’anxiété et une mauvaise estime de soi. Par ailleurs, les écrans modifient le cerveau, produisent de la dopamine et surstimulent les enfants, qui, une fois en classe, ne savent plus comment se satisfaire. »

Pour résumer la chose dans une perspective évolutive, toujours la meilleure pour nous permettre de comprendre le pourquoi des phénomènes qui nous animent, on a tout simplement affaire à l’un des plus terrible suprastimulus qui emballe complètement nos prédispositions au conditionnement opérant. Autrement dit, notre circuit de la récompense, calibré pour renforcer peut-être quoi, trois ou quatre bons coups par jour, est mis devant une machine où l’on peut faire dix ou vingt actions à la MINUTES qui, tantôt pour avoir marqué des points en trouvant un trésor ou en tuant un méchant, tantôt pour avoir découvert un nouveau « like » ou une nouvelle vidéo, va être complètement surstimulé. Pas étonnant que les jeune deviennent complètement accrocs à leurs écrans ou à leur téléphone.

Et pendant ce temps-là, ils ne bougent évidemment pas. D’où l’intérêt de mettre ces deux nouvelles en opposition et de se demander, si le développement et la santé présente et future de nos jeunes nous tient à cœur, pourquoi nous, adultes, hésiterions-nous à bannir dès le plus jeune âge l’usage des écrans et à offrir le maximum d’occasions à nos jeunes d’aller bouger dehors plusieurs fois par jour ? Pour répondre à ma question de départ, il semble que le temps est peut-être enfin venu de reconnaître collectivement qu’il est aussi déplacé de laisser nos enfants des heures sur leur tablette et de ne pas les amener jouer dehors que de clamer que la Terre est plate…

Cet exemple extrême peut faire sourire. Mais d’autre prises de conscience sont en marche, de plus en plus certaines, et pourtant pas encore « passées dans les mœurs », si l’on peut dire. La pandémie de Covid-19 nous offre bien des exemples à ce niveau. On n’a qu’à penser au mode de transmission de ce coronavirus, d’abord reconnu comme se faisant beaucoup par les surfaces jusqu’à ce qu’on se rende rapidement compte qu’il se propageait surtout par aérosols, donc des particules qui peuvent rester de longues minutes, voire des heures, en suspension dans une salle mal aérée. D’où l’adoption du masque, après les tergiversations initiales de la santé publique. Et d’où malheureusement encore beaucoup d’hésitations à s’attaquer de front à ce problème d’une saine aération, en particulier dans les écoles.

Deux autres exemples, toujours autour de la Covid, où nous sommes encore plus loin, collectivement, d’avoir tiré toutes les conséquences de données de plus en plus certaines. Les premières sont à l’effet que le calcul des coûts / bénéfices plaide contre la vaccination des enfants; et le second que les vacciné.es peuvent aussi transmettre la Covid. Beaucoup d’études des derniers mois vont en tout cas en ce sens, comme celles rapportées ici ou , avec des charges virales comparables souvent trouvées chez le vacciné.es et les non vacciné.es infectés. Certains soulignent même qu’avec moins de symptômes (qui est tout de même un effet positif des vaccins), les vaccinés infectés s’isolent moins et pourraient ainsi transmettre davantage le virus.

Tout cela dans un contexte où nos « décideurs » nous imposent des passeports vaccinaux et se préparent  pour la vaccination des enfants. Inutile de dire que le décalage entre ces politiques sanitaires et les données disponibles semble suffisamment grand ici pour réorienter rapidement le discours et les pratiques.

L’islamisme n’est pas une lubie islamophobe 

September 27th 2021 at 18:26
By: lo

J’aimerais ici revenir sur certaines affirmations présentées dans la réplique de Michel Seymour, «L’envahissement de l’islamophobie », publiée dans La Presse le 20 septembre, en réaction à mon texte « L’envahissement de l’islam politique n’est pas une psychose », publié le 16 septembre. 

Selon Michel Seymour, « les attentats terroristes ne seraient pas la preuve d’une tentative d’envahissement de l’islam politique mais plutôt la réaction contre l’envahissement du Moyen-Orient par l’Occident. » Une réaction à la suite des interventions et de l’ingérence américaine, française et britannique dans cette région. 

Des attentats en pays musulmans

Mais que penser alors des nombreux attentats terroristes islamiques qui ont eu lieu depuis les années 80 au Moyen-Orient et en Afrique, en Inde, en Algérie, où 200 000 personnes ont été tués lors de la décennie noire, en Égypte contre les chrétiens coptes et en Irak contre des musulmans chiites ? C’était une réaction à quoi au juste ? 

Et que penser du vent de liberté qui a soufflé sur plusieurs pays arabes en 2011, lors des printemps arabes, et qui a été étouffé par les islamistes ? En Égypte, par exemple, où en 2012, avec le soutien du Qatar (3 millions de dollars), les Frères musulmans ont installé Morsi à la présidence du pays, qui a été renversé l’année suivante par l’armée et remplacé par le maréchal Sissi, avec le soutien financier de l’Arabie saoudite et du Koweit (12 milliards de dollars) ?

Ces rivalités entre le Qatar et l’Arabie saoudite sont bel et bien l’expression d’un califat jihadiste mené d’abord dans des pays musulmans pour islamiser les populations, et qui s’est transporté en Europe au cours des dernières décennies, où celle-ci est devenu le théâtre d’une concurrence entre ces deux puissances qui ambitionnent d’imposer leur vision fondamentaliste de l’islam aux musulmans d’Europe afin de contrôler le « marché de l’islam » dans les pays d’immigration et de poursuivre leur objectif ultime vers le califat.

Des lobbies islamiques mondiaux : l’OCI et l’ISESCO 

L’Organisation de la coopérations islamique (OCI), créée en 1969, en Arabie saoudite, est une sorte de Nations Unies du monde musulman qui regroupe 57 pays musulmans (sunnites et chiites) ayant pour but de défendre les intérêts de ces pays auprès d’autres pays, des instances internationales et des représentant politiques.

En Europe et en Occident, l’OCI est parrainée principalement par la Turquie et l’Arabie saoudite et elle a pour objectif de préserver l’identité islamique des communautés musulmanes afin d’éviter que celles-ci adoptent les valeurs occidentales, espérant ainsi que la protection de cette identité islamique serve également à des fins de prosélytisme religieux.

Dans un manuel de l’OCI appelé « Stratégie de l’Action culturelle islamique en Occident », l’OCI affirme « que les communautés d’immigrants musulmans en Europe font partie de la nation islamique » et recommande « une série de mesures visant à empêcher l’intégration et l’assimilation des immigrants dans la culture européenne ».

Vu sous cet angle, le hijab apparaît comme un élément important dans la construction de l’identité islamique de même qu’un puissant vecteur de propagation d’un islam fondamentaliste. En ce sens, il acquiert une connotation politique indéniable et ne peut être considéré comme un simple vêtement. Mais pour Michel Seymour, cette interprétation ne serait que le fruit d’une imagination débordante.  

Ajoutons ici qu’en opposition avec la Déclaration Universelle des droits de l’homme de 1948, l’OCI a adopté, en 1990 au Caire, une Déclaration des droits de l’homme en islam qui stipule que « tous les droits et libertés énoncés dans la présente Déclaration sont soumis aux dispositions de la charia » (art.24) et « la charia est l’unique référence pour l’explication ou l’interprétation de l’un quelconque des articles contenus dans la présente Déclaration » (art. 25). En bref, que c’est la charia qui est la source de toute législation.

L’Organisation islamique pour l’Éducation, les Sciences et la Culture (ISESCO), une sorte d’Unesco de l’islam, initiée en 1981 par le Maroc et l’Arabie saoudite, est une filiale de l’OCI. S’adressant à des musulmans vivant dans des pays non musulmans, elle a pour objectif de promouvoir et de consolider chez les jeunes musulmans une identité islamique qui les dissuaderait d’adopter des valeurs et un style de vie qui ne seraient pas en conformité avec l’islam. 

Des textes officiels de l’ISESCO, consultables en ligne, décrivent d’ailleurs les différentes stratégies culturelles pour islamiser les jeunes, notamment le document « Stratégie de l’action culturelle islamique à l’extérieur du Monde islamique».

Loi 21 et parents musulmans

Les parents musulmans qui ont témoigné l’automne dernier pour le Mouvement laïque québécois (MLQ) au procès contre la loi 21, ont défendu résolument cette loi et l’interdiction du port de signes religieux chez les enseignantes et les enseignants, expliquant au juge Blanchard qu’ils ne souhaitaient pas que leurs enfants soient soumis à un prosélytisme religieux qui les enfermerait dans une identité islamique qui ne serait ni leur choix ni celui des parents. 

C’est de cela dont ils parlaient, de cette pression d’un islam politique qui pourrait s’exercer sur leurs enfants, pas sur les Tremblay du Lac Saint-Jean, mais sur les enfants de parents musulmans et auquel le juge n’a malheureusement rien compris. 

Orientalisme imaginaire 

Parler de cela, est-ce de l’islamophobie ? Pour Michel Seymour, il semblerait que si. Nous considérons qu’une telle lecture doit pouvoir se faire sans subir les soupçons d’islamophobie.  Certains progressistes valorisent un Orient imaginaire qui serait émancipateur du seul fait qu’il s’oppose à l’Occident. Il faudrait peut-être aller au-delà de cela …

Le COVID-19 pas plus dangereux que la grippe ? Faux, répond le NIPH norvégien

September 27th 2021 at 16:05

Non la Norvège n'a pas reclassifié le COVID-19 en grippe saisonnière

Des internautes affirment que la Norvège aurait reclassifié le Covid-19 et qu'il ne serait pas plus dangereux qu'une grippe ordinaire

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RD Congo : quatre mois après l'éruption du volcan Nyiragongo, des sinistrés toujours sans solution

September 27th 2021 at 15:31

Quatre mois après l’éruption du volcan Nyiaragongo, qui a détruit plusieurs quartiers de la ville de Goma, dans l’est de la République démocratique du Congo, des milliers de sinistrés continuent de vivre dans des campements de fortune malgré les engagements des autorités. Notre Observateur est allé à leur rencontre.

Un médecin a bien été arrêté en Polynésie, mais pas parce qu'il prescrit de l'hydroxychloroquine

September 24th 2021 at 20:03

Depuis le 20 septembre, une vidéo circule dans plusieurs langues sur les réseaux sociaux, accompagnée de messages signalant l’arrestation d’un médecin polynésien, le docteur Jean-Paul Théron : il serait arrêté pour avoir prescrit de l’hydroxychloroquine afin de soigner des malades du Covid-19. En réalité, il a été arrêté pour avoir agressé un clerc de notaire et menacé des gendarmes. Explications dans notre chronique Info ou Intox.

Non, les patients COVID-19 en soins intensifs en Australie ne sont pas tous vaccinés

September 27th 2021 at 12:31

AUSTRALIE ATTENTION A CETTE VIDEO TROMPEUSE

Le 25 juillet, lors d'une conférence de presse du service de santé de la Nouvelle-Galles du Sud en Australie, le docteur Jeremy McAnulty annonce les dernières statistiques COVID de la région

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Le retour de la fausse circulaire

September 27th 2021 at 00:00

En octobre 2020, une fausse circulaire censée avoir fuité annonçait la - pseudo - date d'un 3ème confinement. Septembre 2021, une variante encore plus mal réalisée circule avec de nouvelles consignes. Statut : Faux En circulation depuis : 2021-09-27 Type : Rumeur

SAM, la machine d’analyse vertébrale

September 27th 2021 at 09:30

SAM, la machine d’analyse vertébrale

Dr Stephen Barrett

La machine d’analyse vertébrale, commercialisée sous le nom de SAM (Spinal Machine Analysis), est un dispositif constitué de deux réglettes, utilisé par de nombreux chiropraticiens afin de détecter les « déséquilibres posturaux ». Il serait utile pour l’évaluation initiale de nouveaux patients, les « dépistages de santé publique », les conférences d’éducation à la santé, les centres de détection des scolioses, les salons commerciaux, les cours d’entretien de la colonne vertébrale, ainsi que pour évaluer les progrès du patient. La personne testée se tient debout, chaque pied étant placé sur une balance pendant que le chiropraticien réalise plusieurs observations basées sur la lecture des poids indiqués ainsi que sur la posture de l’individu. La différence de charge est censée permettre au chiropraticien d’établir :

  • la différence de poids entre les côtés gauche et droit du corps,
  • l’existence, ou non, d’une inégalité de longueur entre les membres inférieurs,
  • l’alignement horizontal entre les hanches et les épaules,
  • les zones probables de scoliose [1].

L’entreprise qui commercialise l’appareil fournit également des posters, des stands d’exposition et des logiciels permettant de rendre au patient une sorte de compte rendu de l’examen. Les affiches sont destinées à montrer qu’il existe bien des liens entre inégalité de longueur des membres inférieurs, des courbures de la colonne, des « subluxations » et un mauvais état de santé général. Les rapports générés par l’application informatique décrivent les soi-disant déséquilibres posturaux, le degré de « scoliose », et comportent une déclaration disant que la plupart des colonnes vertébrales scoliotiques présentent une « dégénérescence par subluxation », qui, si elle n’est pas prise en charge, peut progresser jusqu’à l’irréversibilité. La courbure de la colonne vertébrale est décrite comme étant « probablement due à l’inégalité de longueur des jambes », que le chiropraticien pourrait corriger.

En 1999, l’appareil à double réglette coûtait 2 995 $ pour le modèle permettant un ajustement de la posture du patient, et 1 795 $ pour la version fixe [2]. Mais le vendeur le présente comme un investissement judicieux. Dans une publicité, intitulée « Let S.A.M. Do Your Banking » (« laissez SAM s’occuper de vos finances »), et illustrée d’une poignée de dollars, on pouvait lire :

Imaginez ! Si (seulement) 10 nouveaux patients viennent vous voir grâce à la machine SAM toutes les deux semaines…Dix visites initiales à 150 $ = 1 500 $. Dix patients avec environ 12 visites chacun (soins intensifs initiaux), à 35 $ = 4 200 $. Total jusque-là : 5 700 $. Il y a 22 périodes de deux semaines dans une année (en supposant que vous prenez 4 semaines de vacances, et pourquoi pas ? Vous les avez méritées). Cela représente un total de 125 400 $ par an, en supposant qu’aucun de ces patients ne revienne pour les soins optimaux ! Environ 2 200 nouvelles visites en 10 ans, soit 1 254 000 $.

Maintenant, supposons que seulement deux patients sur 10 se soucient suffisamment de leur santé pour choisir les soins optimaux, incluant des ajustements réguliers au bon vouloir du praticien. C’est 440 patients réguliers sur cette période. Trois visites annuelles représentent 462 000 $ sur 10 ans. Ajoutez les soins intensifs initiaux, et l’on arrive à 1 716 000 $. Maintenant, prenez en compte les patients adressés, les rendez-vous, les urgences, les nouveaux patients réguliers… Vous voyez ce que je veux dire ? En « combinant » de nouveaux patients sur une période de temps, vous pouvez soit toutes sortes de pratiques que vous souhaitez – en fonction de votre trésorerie, puis, après une période prédéfinie, choisir d’y aller plus doucement ou bien vous pouvez renforcer votre pratique, comme dans beaucoup de « mégapratiques ». L’objectif, c’est Vous que le décidez parce que vous avez la responsabilité de votre avenir [3].

L’utilisation du dispositif SAM est basée sur la notion que les« différences apparentes » dans la longueur des jambes peuvent être à l’origine des courbures de la colonne et des subluxations, même si les os sont de même taille. Les chiropraticiens souscrivant à cette idée prétendent détecter les différences de longueur avec ce dispositif ou en observant la position des pieds, le patient étant allongé sur le ventre sur une table d’examen. La brochure de la société annonce aussi que 85 % des gens ont une « différence apparente » dans la longueur des membres inférieurs, et suggère que l’utilisation de l’appareil peut amener entre 20 et 40 nouveaux patients par semaine. L’explication la plus probable est que les ‘‘différences’’ proviennent de légères variations dans la position de la hanche ou de la tension normale du muscle rachidien. En 1993, quand j’ai essayé SAM dans un cabinet de chiropraticien, ce dernier a attribué ses observations à la courbure de la colonne vertébrale et à une rotation de la hanche (ce qu’il ne me semble pas avoir), et a noté que j’avais tendance à avancer la tête (ce que je fais).

 

Références

  1. Doctor Meet S.A.M.: A Guide for Chiropractic Physicians. Practice Enhancement Catalog #138. Henderson, VA : The S.A.M. Company, 1993.
  2. S.A.M. Web site, accessed Dec 29, 1999.
  3. Let S.A.M. do your banking ! Advertisement, The Chiropractic Journal 14(3) :4, 1999.

Autres tests douteux

Désintox. Non, le CSA n'a pas créé une catégorie spécialement pour Eric Zemmour

September 27th 2021 at 09:15

De nouvelles règles pour lui tout seul ? Invité sur le plateau de Jean-Jacques Bourdin, Eric Zemmour a joué le 15 septembre les victimes de la censure, s'estimant être le seul éditorialiste dont le temps de parole est décompté.

Est-ce que "60% de nos lois" viennent de l'Union européenne, comme le dit Arnaud Montebourg ?

September 27th 2021 at 06:42

Le candidat à l'élection présidentielle n'est pas le seul à donner ce type de chiffres. Ils sont pourtant faux.

Eutonie et Anthroposophie

September 25th 2021 at 05:57
By: gperra
L eutonie : définition et pratique

L’eutonie est une technique de médecine non conventionnelle très en vogue actuellement. Elle est notamment plébiscitée par le milieu de la maïeutique et recommandée aux femmes enceintes, notamment pour la rééducation du périnée. On la propose souvent également pour traiter les douleurs musculaires et articulaires, comme par exemple, le mal au dos ou aux cervicales, mais aussi les mauvaises postures, en particulier avec l’utilisation des ordinateur et des téléphones portables. Elle cible de surcroît les personnes attenantes de dépression et d’anxiété, mais aussi les personnes handicapées, leur proposant une sorte de sport doux qui serait adapté à leur déficience motrice. Elle se présente enfin comme une technique de relaxation, comparable au Yoga ou à la Sophrologie.

Ce que l’on sait moins, c’est que l’Euronie est directement issue de l’Anthroposophie et qu’elle est un moyen subtil de répandre cette doctrine et cette mouvance sectaire. En effet, Gerda Alexander, la créatrice de l’Eutonie, était une anthroposophe danoise, membre de la Société Anthroposophique de ce pays :

https://t.co/GQrEjCpHQP

En France, la principale formatrice en Gymnastique Bothmer, Jessica Delage, enseigne conjointement l’Eutonie, l’Eurythmie et la Gymnastique Bothmer.

Par ailleurs, l’Eutonie porte la marque de fabrique de l’anthroposophie, consistant à nommer des disciplines inventées par Rudolf Steiner et ses successeurs avec un vocabulaire emprunté au Grec ancien :

  • Anthroposophie ;
  • Biodynamie ;
  • Eurythmie ;
  • Etc.

On pourrait être tenté de se dire que ce n’est pas parce qu’une discipline a été inventée par une anthroposophe qu’elle serait encore connectée à l’anthroposophie, ou qu’elle vehiculerait ses idées. La question se pose en effet avec l’Eutonie qui, au contraire de l’Eurythmie ou de la Gymnastique Bothmer, est extrêmement discrète sur ses origines anthroposophiques, surtout lorsqu’elle se répand dans le milieu de la maïeutique. On pourrait aussi être tenté de se dire que cette pratique aurait pu en quelque sorte se « laïciser » en l’espace d’un siècle.

Pour ma part, je pense au contraire que l’Eutonie fait partie des techniques des anthroposophes pour s’infiltrer dans la société et gagner de nouveaux adeptes. L’anthroposophie est en effet très habile pour créer des activités pour lesquelles il est difficile de remonter à la source, qui ont néanmoins une racine anthroposophique cachée et qui va peu à peu imprégner l’esprit de ceux qui la dispensent (les enseignants, pas nécessairement anthroposophes au départ), mais aussi de ceux qui la reçoivent (les patients). En effet, la nature anthroposophique de l’Eutonie est à mon sens quelque chose que l’on révélera progressivement à ceux qui s’y engagent.

Je précise que je parle de l’Eutonie pour l’avoir pratiquée moi-même lorsque j’étais anthroposophe, notamment lors de stages dispensés par Jessie Delage dans les locaux de la Société Anthroposophique en France, conjointement à la pratique de la Gymnastique Bothmer.

Comment l’Eutonie transmet-elle l’Anthroposophie aux patients qui la pratiquent ?

L’anthroposophie n’est pas seulement une doctrine, ni un mouvement culturel et économique qui se repand insidieusement via les écoles Steiner-Waldorf, la NEF, la Biodynamie, Weleda, etc. C’est aussi et peut-être surtout un certain rapport de l’être humain à son propre corps.

Pour le décrire de manière sommaire, je dirais qu’il s’agit d’une sorte de rapport distendu à son existence corporelle (ce n’est pas pour rien que Rudolf Steiner déconseillait formellement à ses adeptes la pratique de la Gymnastique, qu’il considérait comme une barbarie). Ce rapport distendu s’accompagne cependant d’une manière de porter son attention à certaines sensations afin d’en exagérer la signification, se laissant envahir par leur contenu, qui est comme démultiplié dans la conscience.

C’est d’ailleurs, si l’on y regarde de près, ce qu’il y a de directement commun entre l’Eurythmie, l’Eutonie et la Gymnastique Bothmer. Lorsqu’on les pratique, il est demandé de procéder à une sorte de sur-attention au corps et à certaines de ses sensations, qui sont ainsi comme magnifiées, chargées d’une signification thérapeutiques ou autres (spirituelle, psychologique, etc.) qu’elles n’ont pas dans la réalité. Ceci va avoir, sur le long terme, l’effet d’enfermer en quelque sorte le pratiquant dans le narcissisme de son propre vécu corporel divinisé.

Il s’agit en même temps un refus de la conception mécanique et sportive du corps, perçu comme « materialiste ».

Il y a donc bien une idéologie anthroposophique derrière l’Eutonie. Je dirais même que celle-ci vehicule insidieusement un mode d’être et de vie anthroposophique, à la fois planant et surestimant ses propres sensations corporelles, que le pratiquant va adopter sans s’en rendre compte. Dans cet état, il est également plus facile de transmettre tout ou partie de la doctrine, le cerveau étant en quelque sorte aussi ramolli que le corps.

C’est pourquoi il me semblait nécessaire d’alerter à ce sujet, d’autant que cette information n’est pas disponible facilement et que l’Eutonie est très fréquemment proposée aux femmes qui viennent d’accoucher et qui ont besoin d’une rééducation du périnée, c’est-à-dire qui se trouve dans un état de bouleversement émotionnel et physiologique qui peut faire d’elles des proies faciles pour cette dérive sectaire qu’est l’anthroposophie.

Grégoire Perra

gperra

L eutonie : définition et pratique

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