Les Sceptiques du Québec

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Hier — 26 octobre 2020Vos flux RSS

Signer "une feuille" à l'hôpital pour attribuer un décès au Covid ne permet pas une prise en charge des obsèques

Une publication évoquant l'hôpital de Montpellier, très partagée depuis le 21 octobre, laisse entendre que signer un document à l'hôpital permettrait de ne pas payer les frais d'enterrement, poussant ainsi à effectuer de fausses déclarations. Mais c'est inexact, la famille n'est pas appelée à valider la cause du décès et une éventuelle prise en charge des frais des obsèques dépend des ressources ou des circonstances du décès, comme le montrent les textes officiels et comme l'ont indiqué, aussi, le CHU et la mairie de Montpellier.

L’incroyable rapidité de la transmission synaptique captée en photos

Il y a des choses que l’on croit bien connaître parce qu’on en parle depuis des années ou même des décennies mais dont une simple étude vous fait prendre la réelle mesure. C’est ce qui s’est passé pour moi à propos de la transmission synaptique en tombant sur l’article Synaptic vesicles transiently dock to refill release sites publié dans la revue Nature Neuroscience en septembre dernier.

Les auteurs principaux de l’étude, Grant F. Kusick et Shigeki Watanabe de la Johns Hopkins University School of Medicine aux États-Unis, ont utilisé une technique d’imagerie cellulaire appelée “zap-and-freeze” pour analyser la transmission chimique entre deux neurones. Ce qui les intéressait particulièrement était de comprendre comment les vésicules synaptiques qui fusionnent avec la membrane du bouton synaptique (le bout de l’axone) pour relâcher les neurotransmetteurs dans la fente synaptique se reforment pour que le neurone soit prêt pour l’influx nerveux suivant. Plusieurs dizaines, voire quelques centaines d’influx nerveux par seconde peuvent en effet arriver au bout d’un axone et cela implique la reformation extrêmement rapide d’une quantité suffisante de vésicules synaptiques contenant les neurotransmetteurs.

Or on n’avait jamais pu observer visuellement cette dynamique ultra-rapide de l’excrétion et de la reconstruction du pool des vésicules synaptiques en attente d’être excrétées. Et c’est ce qui a été réalisé avec cette technique du “zap-and-freeze” qui permet de stimuler des neurones in vitro puis de les congeler un nombre précis de millisecondes après la stimulation, ce qui permet ensuite de regarder ce « snapshot » au microscope électronique, seul outil capable de voir aussi petit que des vésicules synaptiques de neurone (voir l’image en haut de ce billet).

La rapidité du phénomène dévoilée par les images de l’étude est bien sûr étonnante. Mais c’est le détail des différentes phases de ces phénomènes ultra-rapides, révélés par ces photos, qui a enrichi vraiment notre connaissance de la transmission synaptique. Il semble ainsi qu’à tout moment, il n’y a que quelques vésicules qui sont près de la membrane du bouton terminal de l’axone, prêtes à fusionner à l’arrivée d’un influx nerveux. Immédiatement après l’arrivée d’un influx nerveux, le nombre de vésicules diminue de 40%. De sorte qu’après 2-3 potentiels d’action ce stock de vésicules prêtes à être excrétées serait pratiquement épuisé.

Mais les photos ont montré qu’aussi peu que 14 millisecondes suivant l’arrivée d’un potentiel d’action, de nouvelles vésicules sont recrutées dans la région « en attente de fusion » (le « docked pool », en anglais). Mais cette mobilisation semble transitoire puisque ces vésicules vont être soit écartée de la région de libération soit vont fusionner à leur tour avec la membrane dans un délai de 100 millisecondes tout au plus (donc un dixième de seconde). Ces résultats montrent à quel point la transmission synaptique est rapide et flexible.

Et cette fusion et reformation de vésicules synaptiques se produit, comme je l’ai mentionné, des dizaines voire des centaines de fois par seconde pour des milliers et des milliers de neurones qui se connectent à des milliers d’autres parmi les 86 milliards de votre cerveau… Note à moi-même : faire dorénavant une pause de quelques secondes après avoir rappelé ces données sur la transmission synaptique pour permettre aux gens de digérer la sensation de vertige bien légitime que cette complexité évoque !

La petite cagnotte qui monte, qui monte…

Par : gperra

Cher(e)s ami(e)s,

Chers lecteurs et lectrices de mes blogs,

Chers soutiens et défenseurs de la liberté d’expression,

Il y a 10 jours, je vous annonçais la venue du prochain procès intenté par les anthroposophes, celui diligenté par la CNP MEP SMA, l’association des médecins anthroposophes français.

La médecine anthroposophique a été particulièrement bien décrite dans ses pratiques et dans ses fondements par un reportage de Complément d’enquête sur France 2, que je vous invite à revoir :

https://mobile.francetvinfo.fr/sante/video-anthroposophie-letrange-medecine_3740177.html#xtref=https://www.google.com/

Un tel reportage montre clairement, si ce n’était déjà fait, la légitimité qu’il y avait de ma part à témoigner de ce que je savais de la médecine anthroposophique en tant qu’ancien patient et anthroposophe, durant plus de trente ans.

Grâce à la mobilisation qui s’en est suivie depuis 10 jours, la cagnotte destinée à payer mes frais d’avocat pour le prochain procès a augmenté de près de 1000 Euros, atteignant désormais 2140 Euros sur les 5000 nécessaires à cette prochaine procédure. Je suis très reconnaissant et très fier de la générosité qui se manifeste ainsi à mon égard, de la part de nombreuses personnes venant de tout horizons et soucieuses des dangers que l’Anthroposophie fait peser sur notre société, signifiant par la même occasion l’importance du travail de lanceur d’alerte que j’effectue sur ce sujet depuis 10 ans.

Pour que je puisse me défendre correctement face à une multinationale qui a les moyens de lancer de multiples procédures en s’appuyant sur ses diverses émanations, sur l’argent de ses adeptes ou sur les dons de ses firmes, il est nécessaire que le mouvement se poursuive. C’est pourquoi j’invite à nouveau à contribuer à ma cagnotte avec le lien ci-dessous :

https://www.okpal.com/soutenir-gregoire-perra-contre-les-medecins-anth/#/

Je vous sollicite également pour faire suivre et circuler cette information sur les réseaux sociaux, ou vers vos connaissances qui pourraient se sentir concernées.

Ces procédures contre moi sont un combat de longue haleine, où la possibilité de tenir financièrement sera aussi importante que celle de tenir moralement. Pour ma part, je fais et ferais ce qu’il faut pour que ces deux conditions soient remplies. Je n’ai que peu de ressources financières personnelles, mais j’ai de grandes ressources morales individuelles et je ne fléchirai pas face à mon adversaire, aussi basses et répugnantes que soient les attaques qu’il dirige à mon encontre et les méthodes qu’il utilise.

Je vous tiendrais au courant de la date du prochain procès, qui se tiendra au TGI de Strasbourg. Je vous inviterai à venir m’y soutenir et y assister, si c’est dans vos possibilités.

Au dernier procès, du 9 juillet 2019, les anthroposophes étaient venus en masse, de tout les coins de la France, pour être aux premiers rangs de ce qu’ils espéraient être une mise à mort judiciaire, absolument confiants du verdict à venir, galvanisés par leurs dirigeants, exultant à chaque intervention « bien préparées » (selon les propres mots de la Fédération des écoles Steiner-Waldorf) de leurs « témoins », se montrant agressifs au point que notre avocate suppléante nous mette en garde et nous conseille de demander à la sécurité du tribunal de se tenir sur ses gardes, occupant tout les sièges de la salle et obligeant de fait les quelques personnes qui étaient venues pour moi à rester au dehors, embaumant l’assistance de fragances grasses de produits cosmétiques Weleda dont ils s’etaient copieusememt enduits le matin, tressaillant de bonheur à chaque insulte ou propos calomnieux que leur avocat proférait contre moi… Ce qui ne les a pas empêcher de perdre en première instance le 1er octobre 2019 !

Au prochain procès, il sera important de leur rappeler que ni la Justice ni la salle d’audience ne sont leurs propriétés, mais celles de la République, et que leurs tentatives d’instrumentalisation pour obtenir mon silence méritent d’être dénoncées par l’opinion publique et sanctionnées par les autorités compétentes.

En vous remerciant chaleureusement,

Grégoire Perra

gperra

Wuhan, ville close

Fang Fang, Wuhan, ville close – Journal - éditions Stock La Cosmopolite, 2020, 390 pages, 23 euros.

Fang Fang, 65 ans, est une écrivaine de Wuhan, reconnue en Chine, grâce à plus de 80 ouvrages, dont certains primés. Quelques-uns sont traduits en français.

Depuis le 25 janvier, date du confinement des wuhanais, jusqu’au 25 mars, date de l’annonce de l’ouverture de la ville – du moins de sa banlieue (le cœur de ville ne sera déconfiné que le 8 avril), Fang Fang tient un journal de l’intérieur qui sera lu par plusieurs dizaines de millions d’internautes. Son journal montre une fine connaissance de la ville, ce qui s’explique par le fait qu’elle y habite depuis 63 ans et qu’elle aime cette métropole de 9 millions d’habitants intra muros. Présidente de l’Association des écrivains de la province du Hubei, elle entretient un réseau important d’intellectuels, comme des médecins et des journalistes, qui lui apportent des sources fiables.

Fang Fang commence tous ses posts en douceur et en poésie, avec la météo et les évolutions du printemps, magnolias et jasmins qui l’enchantent. Puis des nouvelles de la solidarité qui se met en place et qui lui fait chaud au cœur, puis le positif laisse place au malheur qui croît, aux malades qui errent dans les rues sans trouver de place à l’hôpital, aux soignants qui succombent en nombre à l’hôpital central, et aux statistiques lugubres. Le temps n’est pas encore à la révolte contre les responsables, mais les questions émergent tout de même : Pourquoi avoir mis trois semaines à admettre que la contamination était bel et bien interhumaine, après le passage de trois groupes d’experts plus incompétents les uns que les autres ? Pourquoi cette pénurie dramatique de protections, de masques, de tenues d’isolation ?

La population patiente calmement, mais au fil des jours, le ton de Fang Fang monte, elle voit dans les hauts fonctionnaires des êtres indolents et idiots qui les mènent au désastre, et pour cela elle subit les foudres des ultra-nationalistes, qui l’accusent de trahison envers le pouvoir. Et la colère de Fang Fang monte encore d’un cran, quand les autorités vont oser demander au peuple de participer à une manifestation dédiée aux dirigeants pour  leur bonne gestion de la crise ! Fang Fang réplique dans son journal que c’est aux dirigeants de remercier le peuple pour son courage et son abnégation face au malheur qui les frappe, et non l’inverse.

Fang Fang n’est pourtant pas une rebelle, elle fait juste des constats et s’en émeut. Elle a subi la révolution culturelle et ne veut pas y replonger. Elle voit ses posts très souvent supprimés, et sa plateforme Weibo a suspendu son compte pendant trois semaines. Mais l’intelligence fait des merveilles face à la censure. Une chinoise de l’étranger relaie ses publications supprimées sur son blog, dans les commentaires, par des copiés-collés séparés. D’autres posts seront retranscrits par les blogs du magazine chinois en ligne Caixin.

Harcelée d’insultes par les nationalistes, l’auteure fait pourtant preuve de sang-froid : elle estime qu’une poignée de ces acharnés ne fait pas le poids face aux 30 millions de lecteurs qui la soutiennent et qu’elles remercient profondément pour leur fidélité.

Récit empathique, poétique, révolté, en quête de vérité, parfois déprimé mais jamais désespéré, ce journal est une bulle de vie au milieu de la catastrophe.

La France est-elle un des pays européens qui forme et rémunère le moins ses enseignants ?

L'eurodéputé EELV Yannick Jadot déplore que l'on ait "sacrifié" la formation des enseignants depuis plusieurs années. Selon l'écologiste, la France forme et paye ses enseignants bien moins qu'ailleurs en Europe.

Sur France Culture le 8 novembre 9h42

Par : admin

Divers aspects de la Pensée contemporaine – France culture Dimanche 8 novembre à 9h42 : la Libre Pensée, émission animée par Christophe Bitaud, vice-Président de la Fédération Nationale de la Libre Pensée «Service National Universel : embrigadement de la jeunesse, militarisation de la société.»   Fidèle à son engagement pacifiste et antimilitariste de toujours, la Fédération Lire plus ...

Biocoop mis en cause par ses salariés

Par : GRW

Visite des coulisses du principal distributeur de produits bio, Biocoop, en butte à de sérieuses critiques de la part de ses employés Lire+

L’article Biocoop mis en cause par ses salariés est apparu en premier sur .

Le quinoa en France... dans l'Opinion

Par : Seppi

Le quinoa en France... dans l'Opinion

 

Glané sur la toile 598

 

 

Champ de quinoa en Bolivie (source)

 

 

Mme Emmanuelle Ducros nous a encore produit un superbe article, « Qui l’eût cru? Le quinoa peut aussi être produit en France » dans l'Opinion du 12 octobre 2020.

 

En introduction :

 

« La France consomme un peu plus de 10 000 tonnes de quinoa par an, soit environ 150 grammes par Français. Cette graine à la mode connaît un succès fulgurant, les volumes ayant doublé depuis 2013. Pour répondre à la demande, une filière française s’organise, notamment dans deux bassins de production : l’Anjou et le Berry. »

 

Beaucoup d'informations. Il aurait peut-être fallu souligner expressément pour le lecteur peu averti que pour pouvoir s'établir sur le territoire, ce genre de production doit s'organiser en filière. On peut le comprendre à la lecture de :

 

« La société Berry Graines, implantée dans le Cher, fédère une quarantaine d’agriculteurs qui y cultivent le quinoa sur 800 hectares. »

 

Et ça ne se fait pas tout seul :

 

« Depuis 2009, une production de quinoa s’est implantée en Anjou, autour de la coopérative CAPL et de sa filière Biograin. C’est elle qui a d’abord sélectionné, parmi les centaines de plantes qui poussent de l’Altiplano andin aux côtes du Pacifique, celles qui s’adaptent le mieux aux latitudes angevines. Elle rassemble désormais 375 producteurs qui font pousser du quinoa sur 3 000 hectares, dont 300 en bio. En 2020, la récolte a atteint 4 000 tonnes. »

 

Nous relèverons cependant que 4.000 tonnes sur 3.000 hectare, cela fait 13 quintaux à l'hectare, en moyenne. On est très, très loin des rendements de nos cultures traditionnelles. Nous pouvons nous permettre ce genre de culture en France, et plus généralement en Europe, mais il faut admettre qu'elle a aussi un coût caché.

 

On s'intéresse aussi dans l'article à l'empreinte carbone :

 

« C’est d’ailleurs une des idées reçues qui colle le plus aux graines de quinoa : les « bobos » s’en nourriraient au détriment de leur bilan carbone, puisqu’elles seraient massivement importées du Pérou ou de Bolivie. »

 

Il n'est pas sûr que le bilan carbone du quinoa français soit meilleur que celui du quinoa sud-américain...

 

Cela n'empêche pas de formuler les meilleurs vœux de réussite à la filière française. Même si elle capte des parts de marché au détriment des producteurs andins.

 

 

Néonicotinoïdes : les tartarinades du Sieur Éric Andrieu, député européen par la grâce du scrutin de liste

Par : Seppi

Néonicotinoïdes : les tartarinades du Sieur Éric Andrieu, député européen par la grâce du scrutin de liste

 

 

 

 

Nous l'avons déjà évoqué, par exemple dans « Néonicotinoïdes : les pitreries rhétoriques de l'eurodéputé Éric Andrieu » : il a pris sa plus belle plume pour s'adresser à la Commission européenne à peine annoncée l'intention du gouvernement français de saisir l'Assemblée Nationale d'une proposition de loi pour permettre des dérogations pour l'enrobage des semences de betteraves avec des nicotinoïdes.

 

Rappelons qu'il s'agit de lutter contre la jaunisse, transmise par des pucerons, et, in fine, sauver la filière française de la betterave à sucre et de tout ce qui lui est rattaché (y compris le gel hydro-alcoolique et la lutte contre la Covid-19). Rappelons aussi qu'il n'y a pas d'autre solution raisonnable.

 

C'est ce que vient encore d'écrire le Sénat dans : « Néonicotinoïdes : Malgré les efforts de recherche, pas encore d’alternative pour lutter contre la jaunisse de la betterave », à l'issue des auditions de M. Roger Genet, directeur général de l’Agence Nationale de Sécurité Sanitaire de l'Alimentation, de l'Environnement et du Travail (ANSES), et de M. Philippe Mauguin, président de l’Institut National de Recherche pour l'Agriculture, l'Alimentation et l'Environnement (INRAE), auditionné dans le cadre du renouvellement de son mandat.

 

Rappelons encore que le projet de loi a été déposé à l'Assemblée Nationale le 3 septembre 2020.

 

Or donc, le 26 août 2020, M. Éric Andrieu déposait une « question avec demande de réponse écrite » à la Commission selon l'article 138 du règlement intérieur du Parlement Européen :

 

« Objet: Réautorisation des néonicotinoïdes en France

 

Le gouvernement français annonçait, début août 2020, sa volonté de déroger à son interdiction des insecticides néonicotinoïdes entrée en vigueur en 2018.

 

La nocivité des néonicotinoïdes pour la biodiversité est pourtant bien connue; ils sont en partie responsables de la mort ou de l’affaiblissement d’insectes tels les abeilles ou les bourdons. Par la technique d’enrobage de la graine, le néonicotinoïde se diffuse dans l’ensemble de la plante, des racines aux feuilles jusqu’au pollen, mais aussi au-delà. En effet, la majorité de la substance nocive se diffuse également dans les sols environnants, contaminant bien d’autres éléments de la biodiversité.

 

Cette décision de dérogation devrait être suspendue par les autorités européennes en vertue (sic) de l’article 53 du règlement européen sur les produits phytopharmaceutiques, qui permet à la Commission de suspendre ou d’annuler une dérogation nationale abusive quant à l’utilisation de produits chimiques.

 

À l’aube du pacte vert, pour l’intérêt général, environnemental et sanitaire, la Commission accepte-t-elle d’enclencher cette procédure de suspension?

 

La réponse est tombée le 16 octobre 2020 :

 

« Réponse donnée par Mme Kyriakides au nom de la Commission européenne [...]

 

Depuis le 1er juillet 2020, la législation nationale française (le code rural et de la pêche maritime) ne prévoit plus la possibilité d'accorder des dérogations pour l'utilisation des néonicotinoïdes. La modification prévue de cette législation nationale, à laquelle l'Honorable Parlementaire fait référence, vise à habiliter les autorités françaises, pendant les trois prochaines années, à accorder des autorisations d'urgence pour l'utilisation de néonicotinoïdes sur la betterave sucrière dans les conditions énoncées à l'article 53 du règlement (UE) no 1107/2009. La législation ne constitue pas en soi une autorisation d'urgence.

 

L'octroi d'autorisations d'urgence relève de l'entière responsabilité des États membres, qui doivent toutefois, conformément à l'article 53, les notifier par l'intermédiaire de la base de données du système public de gestion des demandes pour les produits phytopharmaceutiques (PPPAMS)(1). Jusqu'au 2 octobre 2020, la France n'avait notifié aucune autorisation d'urgence concernant les néonicotinoïdes en vertu du cadre européen.

 

À la suite de l'interdiction de toutes les utilisations en plein air des trois néonicotinoïdes imidaclopride, thiaméthoxame et clothianidine, en mai 2018, et du non-renouvellement de l'approbation du thiaclopride, le 3 février 2020, dix États membres ont accordé à plusieurs reprises des autorisations d'urgence concernant utilisation de ces substances sur les betteraves sucrières. La Commission élabore actuellement un mandat à confier à l'Autorité européenne de sécurité des aliments, conformément à l'article 53, paragraphe 2, du règlement (CE) no 1107/2009, afin que l'Autorité détermine si les autorisations d'urgence accordées pour ces substances actives pendant la période de culture 2020 de la betterave sucrière répondent aux conditions énoncées à l'article 53, paragraphe 1, dudit règlement. La Commission envisagera d'adopter des décisions juridiquement contraignantes interdisant l'octroi d'autorisations d'urgence jugées injustifiées, comme cela a été fait récemment dans des décisions adressées à la Lituanie et à la Roumanie(2).

 

____________

 

(1) https://ec.europa.eu/food/plant/pesticides/eu-pesticides-database/ppp/pppeas/screen/home

(2) Décision d'exécution (UE) 2020/152 de la Commission du 3 février 2020 interdisant à la Roumanie de renouveler l'octroi d'autorisations au titre de l'article 53, paragraphe 1, du règlement (CE) no 1107/2009 pour les produits phytopharmaceutiques contenant les substances actives clothianidine ou imidaclopride en vue de leur utilisation sur Brassica napus afin de lutter contre Phyllotreta spp. ou Psylliodes spp., JO L 33 du 5.2.2020, p. 16.

Décision d'exécution (UE) 2020/153 de la Commission du 3 février 2020 interdisant à la Lituanie de renouveler l'octroi d'autorisations au titre de l'article 53, paragraphe 1, du règlement (CE) no 1107/2009 pour les produits phytopharmaceutiques contenant la substance active thiaméthoxame en vue de leur utilisation sur le colza de printemps afin de lutter contre Phyllotreta spp. ou Psylliodes spp., JO L 33 du 5.2.2020, p. 19. »

 

La question a, bien sûr, fait l'objet d'une large médiatisation. M. Éric Andrieu n'a pas hésité à travestir les faits. Sur son site, la question écrite est devenue une « demande de procédure d’annulation »... Il est difficile de croire que M. Éric Andrieu ait pu penser que sa question avait le sens qu'il lui a donné dans sa communication.

 

 

(Source)

 

 

La réponse de la Commission a été parfaitement limpide sur ce point : « La législation ne constitue pas en soi une autorisation d'urgence. »

 

Cependant, elle pêche à notre sens par un excès de prévenance envers « l'Honorable Parlementaire » ou un manque d'exhaustivité.

 

La Commission a bien intimé à la Lituanie et la Roumanie de ne plus accorder de dérogations pour l'enrobage de semences de colza pour lutter contre certains ravageurs.

 

Mais, comme le montre par exemple la décision relative à la Roumanie, ce pays a accordé d'autres dérogations portant sur le maïs et le tournesol, et, sur la base de l'avis de l'EFSA, la Commission n'a rien trouvé à redire pour ces espèces.

 

Cela illustre le fait que la formulation : « La Commission envisagera d'adopter des décisions juridiquement contraignantes interdisant l'octroi d'autorisations d'urgence jugées injustifiées [...] » est étonamment maladroite.

 

« The Commission will consider adopting... » signifie ici que la Commission « examinera s'il y a lieu de... ».

 

En attendant, l'eurodéputé aura fait de la gesticulation dans une tentative de saboter les intentions gouvernementales et, par-delà, la filière betteravière française.

 

La réponse de la Commission se résume en un « papan cucul », M.« l'Honorable Parlementaire ». Cela vous étonnera-t-il si on vous dit qu'il ne s'en est pas vanté ?

 

À partir d’avant-hierVos flux RSS

La petite cagnotte qui monte, qui monte…

Par : gperra

Cher(e)s ami(e)s,

Chers lecteurs et lectrices de mes blogs,

Chers soutiens et défenseurs de la liberté d’expression,

Il y a 10 jours, je vous annonçais la venue du prochain procès intenté par les anthroposophes, celui diligenté par la CNP MEP SMA, l’association des médecins anthroposophes français.

La médecine anthroposophique a été particulièrement bien décrite dans ses pratiques et dans ses fondements par un reportage de Complément d’enquête sur France 2, que je vous invite à revoir :

https://mobile.francetvinfo.fr/sante/video-anthroposophie-letrange-medecine_3740177.html#xtref=https://www.google.com/

Un tel reportage montre clairement, si ce n’était déjà fait, la légitimité qu’il y avait de ma part à témoigner de ce que je savais de la médecine anthroposophique en tant qu’ancien patient et anthroposophe, durant plus de trente ans.

Grâce à la mobilisation qui s’en est suivie depuis 10 jours, la cagnotte destinée à payer mes frais d’avocat pour le prochain procès a augmenté de près de 1000 Euros, atteignant désormais 2140 Euros sur les 5000 nécessaires à cette prochaine procédure. Je suis très reconnaissant et très fier de la générosité qui se manifeste ainsi à mon égard, de la part de nombreuses personnes venant de tout horizons et soucieuses des dangers que l’Anthroposophie fait peser sur notre société, signifiant par la même occasion l’importance du travail de lanceur d’alerte que j’effectue sur ce sujet depuis 10 ans.

Pour que je puisse me défendre correctement face à une multinationale qui a les moyens de lancer de multiples procédures en s’appuyant sur ses diverses émanations, sur l’argent de ses adeptes ou sur les dons de ses firmes, il est nécessaire que le mouvement se poursuive. C’est pourquoi j’invite à nouveau à contribuer à ma cagnotte avec le lien ci-dessous :

https://www.okpal.com/soutenir-gregoire-perra-contre-les-medecins-anth/#/

Je vous sollicite également pour faire suivre et circuler cette information sur les réseaux sociaux, ou vers vos connaissances qui pourraient se sentir concernées.

Ces procédures contre moi sont un combat de longue haleine, où la possibilité de tenir financièrement sera aussi importante que celle de tenir moralement. Pour ma part, je fais et ferais ce qu’il faut pour que ces deux conditions soient remplies. Je n’ai que peu de ressources financières personnelles, mais j’ai de grandes ressources morales individuelles et je ne fléchirai pas face à mon adversaire, aussi basses et répugnantes que soient les attaques qu’il dirige à mon encontre et les méthodes qu’il utilise.

Je vous tiendrais au courant de la date du prochain procès, qui se tiendra au TGI de Strasbourg. Je vous inviterai à venir m’y soutenir et y assister, si c’est dans vos possibilités.

Au dernier procès, du 9 juillet 2019, les anthroposophes étaient venus en masse, de tout les coins de la France, pour être aux premiers rangs de ce qu’ils espéraient être une mise à mort judiciaire, absolument confiants du verdict à venir, galvanisés par leurs dirigeants, exultant à chaque intervention « bien préparées » (selon les propres mots de la Fédération des écoles Steiner-Waldorf) de leurs « témoins », se montrant agressifs au point que notre avocate suppléante nous mette en garde et nous conseille de demander à la sécurité du tribunal de se tenir sur ses gardes, occupant tout les sièges de la salle et obligeant de fait les quelques personnes qui étaient venues pour moi à rester au dehors, embaumant l’assistance de fragances grasses de produits cosmétiques Weleda dont ils s’etaient copieusememt enduits le matin, tressaillant de bonheur à chaque insulte ou propos calomnieux que leur avocat proférait contre moi… Ce qui ne les a pas empêcher de perdre en première instance le 1er octobre 2019 !

Au prochain procès, il sera important de leur rappeler que ni la Justice ni la salle d’audience ne sont leurs propriétés, mais celles de la République, et que leurs tentatives d’instrumentalisation pour obtenir mon silence méritent d’être dénoncées par l’opinion publique et sanctionnées par les autorités compétentes.

En vous remerciant chaleureusement,

Grégoire Perra

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