Les Sceptiques du Québec

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Aujourd’hui — 23 novembre 2020Vos flux RSS

Le reconfinement fait-il le jeu de l’emprise sectaire ?

DÉCRYPTAGE – La Miviludes et le Centre Contre les Manipulations Mentales (CCMM) appellent à la vigilance face à la recrudescence du phénomène sectaire en ligne. Les associations des victimes de dérives sectaires constatent «un accroissement de l’offre» de «groupes déviants» sur Internet. Confinement oblige, les mouvements sectaires sont moins présents sur le terrain. Mais la […]

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Une nouvelle victoire de la Libre Pensée en faveur de la laïcité !

Par : admin

Le 1er février 2019, la Fédération des libres penseurs des Côtes d’Armor (FLPCA) demandait, par un recours gracieux, au Président du Conseil départemental d’annuler «  […] l’autorisation de construction sur le domaine public d’un calvaire illicite construit à Plorec-sur-Arguenon1» et de « […] signaler au maire [l’erreur du département] et de se mettre en conformité avec Lire plus ...

Place Beauvau, le 19 novembre 2020 Entrevue avec madame la ministre Marlène Schiappa

Par : admin

La Libre Pensée remercie madame la Ministre de réaliser cette entrevue. Deux questions préalables sur ce qui nous a un peu étonné. Vous ne nous avez pas envoyé le projet de loi alors que ce projet de loi a été envoyé aux Présidents des chambres, à la presse, aux organisations cultuelles, religieuses, ainsi qu’aux Obédiences Lire plus ...

Violences conjugales : Le 3919, numéro en danger ? 

L’info. Le gouvernement veut soumettre la ligne téléphonique d’aide aux victimes de violences conjugales, le 3919, à une procédure de mise en concurrence pour désigner la structure qui doit continuer à organiser ce service. Le projet, issu du Grenelle des violences conjugales organisé l’année dernière, vise à « nationaliser » cette plateforme d’appel. Ce que […]

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Luxueuse maison pour un pasteur agresseur

Quelques mois après une faillite et la saisie de sa maison, le pasteur coupable d’agression sexuelle sur une mineure, Paul Mukendi, vient d’emménager dans une luxueuse résidence acquise pour 625 000 $ par sa femme. « L’apôtre de Québec » qui a été reconnu coupable d’agression sexuelle sur une jeune fidèle et condamné à une […]

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Lutte contre la pédophilie : un numéro national d’écoute pour «agir à la source»

Avec la généralisation du dispositif d’écoute pour les pédophiles, désormais accessible dans tout le pays, l’Etat mise sur la prévention pour anticiper les passages à l’acte. Testée depuis un an dans 7 régions, la ligne d’écoute est disponible dans toute la France dès lundi. FFCRIAVS «Agir à la source». Avec le lancement de la ligne […]

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La synapse chimique : une idée qui a pris du temps à s’imposer

Le physicien Étienne Klein dit souvent que ce qui importe encore plus que ce que l’on sait, c’est de comprendre comment on a su ce que l’on sait ! Il rappelle ainsi l’importance de faire de l’histoire des sciences pour montrer à quel point nos connaissances actuelles se sont souvent constituées à la suite de nombreuses expériences dans le débat et la controverse. Il en est ainsi de la synapse et des neurotransmetteurs, deux mots aussi communs que table et chaise pour les habitué.es de ce site ou toute personne qui s’intéresse un tant soit peu au fonctionnement de son système nerveux. Pourtant leur mise en évidence ne s’est pas faite du jour au lendemain et a suscité des affrontements épiques entre certains scientifiques. Retour sur cette période importante pour les neurosciences qu’est le milieu du XXe siècle.

Car si le concept de synapse, outre le fait qu’il a rapport aux connexions entre les neurones, reste flou dans votre tête, vous pouvez vous rassurer en vous disant que c’était le cas d’à peu près tous les scientifiques de la première moitié du XXe siècle ! À partir du moment où le physiologiste anglais Charles Scott Sherrington a introduit le mot synapse en 1897, il y a eu un débat de près d’un demi-siècle sur la manière dont l’influx nerveux pouvait passer d’un neurone à un autre.

Parce cette controverse était en lien direct avec l’autre sur la nature du tissu nerveux dont j’ai déjà parlé ici et . Ramon y Cajal avait ainsi amené de plus en plus d’évidence à l’effet que notre tissu nerveux n’était pas un continuum de fibres nerveuses mais était plutôt fait de neurones isolés. Et si l’opinion basculait progressivement vers cette conception de cellules nerveuses isolées, cela générait cependant un problème de taille. Car avec ce petit espace entre les neurones que personne n’était encore capable de visualiser à l’époque, mais qui devait exister selon Cajal et Sherrington, on se demandait comment l’influx nerveux pouvait alors « sauter » d’un neurone à l’autre.

Parce qu’avec l’ancienne vision, il n’y avait pas ce problème-là. On imaginait simplement que l’influx nerveux se propageait en continu d’une région à l’autre du réseau nerveux. Mais Sherrington croyait à son modèle encore purement théorique de la synapse parce qu’il avait entre autre déduit de ses travaux sur nos différents réflexes que la réponse motrice n’était pas aussi rapide qu’elle aurait dû l’être si la conduction nerveuse n’avait été que purement électrique. Et ce petit délai était explicable par ce qui se passait probablement au niveau de la synapse…

Pour comprendre comment on a découvert le pot aux roses, il faut remonter au début des années 1900 alors que différentes expériences suggèrent que des molécules comme l’adrénaline ou l’acétylcholine peuvent produire le même effet que la stimulation de nerfs. D’où l’idée mise de l’avant en particulier par le britannique Henry Dale que ces molécules étaient peut-être relâchées naturellement au bout des axones pour produire cet effet dans le corps.

Mais il fallut attendre jusqu’en 1921 pour qu’une expérience de l’Allemand Otto Loewi, paraît-il imaginée dans un rêve, viennent confirmer la chose. Loewi a isolé deux cœurs de grenouille qu’il a mis dans du liquide physiologique, ce qui permet aux cœurs de continuer à battre. Il a stimulé le premier par le nerf vague qu’il avait conservé, et les battements du cœur ont ralenti, comme on le savait à l’époque. Mais la bonne idée de Loewi a été de prendre le liquide physiologique dans lequel baignait ce cœur et de le verser dans celui qui contenait l’autre cœur. Et comme il l’avait imaginé, le deuxième cœur a ralenti aussi, indiquant que c’était une molécule diffusible qui produisait ultimement cet effet. Et le contraire marchait aussi d’ailleurs: après avoir stimulé les fibres nerveuses sympathiques du premier cœur et versé son liquide physiologique sur le second, celui-ci se mettait à battre plus vite.

Quelques années plus tard, Dale démontrait que ce qu’on appelait alors des médiateurs chimiques étaient sécrétés à toutes les synapses du système nerveux périphérique. Et il réussit à identifier l’acétylcholine comme la substance chimique qui était relâchée à la jonction neuromusculaire pour faire bouger nos muscles. Ces travaux ont valu à Dale et Loewi le prix Nobel de physiologie ou médecine de 1936. Mais la controverse ne s’est pas terminée pour autant…

Entre alors en scène un autre personnage important de cette histoire, le neurophysiologiste australien John Eccles. Pour lui, il est très difficile de concilier la diffusion de molécules dans l’espace entre deux neurones et la grande rapidité de la transmission nerveuse qu’il avait pu apprécier grâce aux nouveaux oscillographes cathodiques dont il disposait à partir de 1935. Et pendant près de 20 ans, Eccles se fit donc l’un des plus ardents pourfendeurs de la théorie chimique de la transmission synaptique.

Eccles se faisait toutefois un devoir de concevoir ses expériences de manière à ce qu’elles puissent, si c’était le cas, réfuter ses hypothèses, comme le préconisait le philosophe des sciences Karl Popper duquel il était proche. Cette intégrité scientifique allait mener un revirement spectaculaire dans la carrière de Eccles. En août 1951, il démontre lui-même que la baisse de potentiel de membrane qu’il enregistre avec ses microélectrodes ne pouvait pas être induite électriquement. Par conséquent, seules des médiateurs chimiques, qu’on allait bientôt appeler neurotransmetteurs (des neurotransmetteurs inhibiteurs dans ce cas-ci), pouvaient provoquer les « hyperpolarisations » observées dans certains neurones.

Lors d’une réunion de la Physiological Society de Londres en 1951, Eccles admit, à la surprise générale, qu’il avait acquis la conviction, suite à ses récentes expériences, que c’est son grand rival Henry Dale qui avait raison : la transmission nerveuse impliquait une étape chimique au niveau de la synapse ! Cela demeure un exemple souvent cité de ce que doit être une démarche scientifique bien menée, et l’ouverture à la remise en question qu’elle nécessite constamment. D’ailleurs Eccles a obtenu conjointement le prix Nobel de physiologie ou de médecine en 1963 avec Hodgkin et Huxley. Dans les années 1950, bien d’autres scientifiques vont s’intéresser à la transmission synaptique. On en reparlera la semaine prochaine.

L’agribashing dans les rues se poursuit

Par : GRW

À l’initiative du collectif Stop Monsanto-Bayer et l’agrochimie, une marche est organisée ce 17 octobre à Paris, sur le thème « Notre Assiette pour Demain » (NAPD). Elle s’accompagnera d’événements qui se tiendront en simultané Lire+

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Le remdesivir dans le traitement de la Covid-19 : état des connaissances

[(Le remdesivir est un antiviral développé par l'entreprise pharmaceutique américaine Gilead. Aux États-Unis, le 1er mai 2020, la Food and Drug Administration (administration américaine des denrées alimentaires et des médicaments) a accordé une autorisation d'utilisation d'urgence (EUA, Emergency Use Authorization) pour ce médicament dans le cadre de la prise en charge de la Covid-19. Une telle autorisation peut être délivrée dans une situation d'urgence en acceptant un niveau de preuve inférieur à ce (...) Articles

Séjourné sur le complotisme : « La présidentielle de 2022 sera un crash test démocratique »

Le député européen LREM, qui fut conseiller politique d’Emmanuel Macron au début du quinquennat, considère que « derrière le complotisme, il y a une idéologie ». Entretien. L’Express : Hold-up marque-t-il à vos yeux un tournant dans le rapport entre responsables publics, opinion et vérité ?   Stéphane Séjourné sur le perron de l’Elysee en 2017.Leon Tanguy/MAXPPP […]

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Épisode #484: Faut-il idéaliser James Randi?

Jean-Michel discute de l’héritage sceptique de James Randi.

Les agriculteurs qui stockent le carbone dans le sol sont les champions du changement climatique

Par : Seppi

Les agriculteurs qui stockent le carbone dans le sol sont les champions du changement climatique

 

Steve Larocque*

 

 

 

 

En tant qu'agriculteurs, nous avons une histoire positive à raconter sur le rôle que nous jouons dans l'atténuation du changement climatique. Nos efforts pour séquestrer le carbone passent souvent inaperçus.

 

Malheureusement, il est devenu facile et, pour certains, à la mode, d'accuser les agriculteurs de contribuer au changement climatique et de l'aggraver.

 

La vérité est que nous sommes à l'avant-garde de la « séquestration du carbone », qui consiste à éliminer le dioxyde de carbone de l'atmosphère et à le stocker sous forme solide ou liquide. Les plantes effectuent ce travail, par le biais du processus naturel de la photosynthèse. C'est pourquoi les arbres et les forêts constituent une partie importante de la solution au changement climatique.

 

Les agriculteurs le sont aussi. Nous cultivons des plantes pour vivre et, en appliquant certaines pratiques agricoles, nous transformons nos champs en usines de séquestration du carbone.

 

C'est ce que je fais en tant qu'agriculteur dans la province canadienne de l'Alberta. Je produis du blé, de l'orge, du canola et d'autres cultures près de la ville de Drumheller, dont la principale particularité est une attraction touristique appelée « le plus grand dinosaure du monde », une maquette de 26 mètres de haut d'un Tyrannosaurus Rex.

 

 

 

 

Cette nouveauté de bord de route peut sembler appartenir au passé, mais en 2007, notre province s'est tournée vers l'avenir en établissant un protocole d'agriculture de conservation. L'idée était de créer un marché de compensation des émissions de carbone pour les grands émetteurs de gaz à effet de serre, notamment les producteurs de pétrole et de gaz, ainsi que les agriculteurs qui peuvent introduire des techniques de culture sans labour sur leurs terres et réduire leur utilisation de combustibles fossiles. Avec un partenaire, j'ai créé une entreprise pour aider les agriculteurs à participer à ce nouveau système.

 

Aujourd'hui, je suis conseiller agricole certifié, ce qui signifie que j'examine et approuve les plans de culture et d'équipement qui permettent aux agriculteurs de vendre des compensations carbone. J'ai également une entreprise de conseil en cultures appelée Beyond Agronomy (suivez-nous sur Twitter !) qui fournit un soutien agronomique aux agriculteurs. Enfin, je dispose d'une ferme de recherche pour tester les systèmes, les machines et les technologies agricoles.

 

Dans notre région, par exemple, un système agricole avec travail du sol peut stocker environ 30 tonnes de carbone par hectare dans le sol. Cela équivaut à environ 3 % de matière organique, dont 45 % environ de carbone. Les agriculteurs qui adoptent le semis direct et les meilleures méthodes de piégeage du carbone ont cependant augmenté ce niveau pour atteindre le double de celui des agriculteurs conventionnels, soit 60 tonnes par hectare. La meilleure est que nous avons la possibilité d'augmenter notre capacité à stocker davantage grâce à de meilleures pratiques et technologies.

 

Cette amélioration est le résultat d'une nouvelle réflexion et d'une planification consciencieuse.

 

Les pratiques agricoles traditionnelles impliquent la perturbation délibérée du sol par le labour ou les façons culturales. Nous appelons cela «travail du sol », et c'est une méthode utilisée pour gérer les résidus lourds et aérer le sol, à la fois pour améliorer le placement des semences et la levée.

 

Cette pratique accélère également la décomposition du carbone stocké dans le sol. Si notre objectif est de stocker davantage de carbone, nous devons cultiver de manière à pouvoir produire des aliments tout en perturbant le moins possible le sol. Le système de culture sans labour que nous avons adopté ne perturbe que 17 % des sols de notre exploitation chaque année. Il laisse le reste tranquille. Il en résulte une accumulation de carbone stocké dans le sol au fil du temps.

 

Nous faisons également attention à la façon dont nous utilisons nos tracteurs et nos moissonneuses-batteuses. Au lieu de rouler au hasard sur nos champs, ils se déplacent sur des traces permanentes appelées lignes de tram. Cela limite le compactage par les machines à une petite surface et élimine la nécessité d'aérer le sol par des façons culturales. Nous laissons les plantes s'occuper de l'aération pour nous, ce qui entraîne une augmentation de la biomasse aérienne et souterraine (carbone).

 

En combinant nos systèmes de culture sans labour et de circulation contrôlée avec une nutrition équilibrée des cultures, nous pouvons stocker plus de carbone chaque année.

 

Cette stratégie est bonne pour l'environnement car elle permet de conserver davantage de carbone dans le sol et dans l'air, ce qui réduit l'impact du changement climatique, mais elle présente également des avantages économiques. Elle améliore le cycle des nutriments et l'efficacité de l'eau, rend les rendements plus stables et réduit le nombre de passages des machines dans les champs, ce qui permet d'économiser du temps, du travail, de l'usure et du carburant. Parce que nous faisons cela, nous avons la possibilité de vendre des compensations carbone sur un marché qui devient plus attractif.

 

On ne peut pas regarder la séquestration du carbone comme on peut regarder les cultures pousser ou les tracteurs se déplacer dans les champs, mais elle ne doit pas rester invisible – elle doit faire partie de toutes les conversations que nous avons sur l'agriculture et le changement climatique.

 

_____________

 

Steve Larocque, agriculteur, Canada

 

Agriculteur de première génération, gère un système de semis inter-rangs à circulation contrôlée sur 260 hectares de blé, de canola, d'orge, de pois, de féverole en rotation ; a été le premier dans l'ouest du Canada à développer un système agricole à circulation contrôlée.

 

Source :https://globalfarmernetwork.org/2020/11/farmers-storing-carbon-in-the-soil-are-climate-change-champions/

 

Les engrais azotés mettent en péril les objectifs climatiques, selon une nouvelle étude

Par : Seppi

Les engrais azotés mettent en péril les objectifs climatiques, selon une nouvelle étude

 

Alliance Cornell pour la Science*

 

 

Image : Shutterstock/Singkham

 

 

L'utilisation croissante des engrais azotés dans l'agriculture pousse les émissions d'oxyde nitreux à des niveaux qui mettent en péril les objectifs climatiques et les objectifs de l'accord de Paris, selon une nouvelle étude publiée dans Nature.

 

L'oxyde nitreux – un gaz à effet de serre 300 fois plus puissant que le dioxyde de carbone – reste dans l'atmosphère plus longtemps qu'une vie humaine. Son utilisation a augmenté de 20 % par rapport aux niveaux préindustriels et s'est accélérée au cours des dernières décennies, avec des conséquences alarmantes sur le changement climatique, ont constaté les chercheurs.

 

« Le principal moteur de l'augmentation de l'oxyde nitreux atmosphérique provient de l'agriculture, et la demande croissante de nourriture et d'aliments pour animaux va encore augmenter les émissions mondiales d'oxyde nitreux », explique l'auteur principal de l'étude, Hanqin Tian, directeur du Centre International pour la Recherche sur le Climat et le Changement Global de l'Université Auburn en Alabama. « Il y a un conflit entre la façon dont nous nourrissons les gens et la stabilisation du climat. »

 

L'étude, qui visait à produire l'évaluation la plus complète à ce jour de toutes les sources et de tous les puits de ce puissant gaz à effet de serre, a été entreprise par un consortium international de 57 scientifiques de 14 pays et 48 institutions de recherche, avec l'Institut International pour l'Analyse des Systèmes Appliqués (IIASA) dans un rôle clé. Elle a été dirigée par l'Université d'Auburn sous l'égide du Projet Mondial sur le Carbone et de l'Initiative Internationale sur l'Azote.

 

L'étude a également déterminé que les plus grands contributeurs aux émissions mondiales d'oxyde nitreux proviennent de l'Asie de l'Est, de l'Asie du Sud, de l'Afrique et de l'Amérique du Sud. Les émissions provenant des engrais de synthèse dominent les rejets en Chine, en Inde et aux États-Unis, tandis que les émissions provenant de l'application de fumier comme engrais dominent les rejets en Afrique et en Amérique du Sud, selon l'étude. Les taux de croissance les plus élevés des émissions se trouvent dans les économies émergentes, en particulier au Brésil, en Chine et en Inde, où la production agricole et le nombre de têtes de bétail ont augmenté.

 

Le résultat le plus surprenant de l'étude a été la découverte que les tendances actuelles des émissions d'oxyde nitreux ne sont pas compatibles avec les voies pour atteindre les objectifs climatiques de l'accord de Paris.

 

« Les émissions actuelles suivent la trajectoire de l'augmentation de la température mondiale au-dessus de 3°C, soit le double de l'objectif de température de l'accord de Paris », a déclaré le co-auteur de l'étude, Robert Jackson, professeur à l'Université de Stanford et président du Projet Mondial sur le Carbone.

 

Cependant, il existe des possibilités de réduire les émissions d'oxyde nitreux, selon le co-auteur de l'étude, Wilfried Winiwarter, chercheur principal dans le cadre du programme sur la qualité de l'air et les gaz à effet de serre de l'IIASA et ancien directeur du centre européen de l'Initiative Internationale sur l'Azote.

 

« L'Europe est la seule région du monde qui a réussi à réduire les émissions d'oxyde nitreux au cours des deux dernières décennies », déclare Winiwarter. « Les politiques industrielles et agricoles visant à réduire les gaz à effet de serre et la pollution atmosphérique et à optimiser l'efficacité de l'utilisation des engrais se sont avérées efficaces. Néanmoins, des efforts supplémentaires seront nécessaires, tant en Europe que dans le reste du monde. »

 

« Cette étude montre que nous avons maintenant une compréhension complète du budget de l'oxyde nitreux, y compris des impacts climatiques », ajoute Rona Thompson, une scientifique senior de l'Institut Norvégien pour la Recherche sur l'Air, co-directrice de l'étude. « Nous sommes en mesure d'évaluer et de quantifier les mesures visant à réduire les émissions d'oxyde nitreux, et nombre de ces mesures permettront également d'améliorer la qualité de l'eau et de l'air, ce qui profitera à la fois à la santé humaine et aux écosystèmes. »

 

Josep "Pep" Canadell, co-directeur de l'étude, scientifique en chef au Climate Science Center de l'Organisation de la Recherche Scientifique et Industrielle du Commonwealth, basée en Australie, et directeur exécutif du Projet Mondial sur le Carbone, convient que la recherche est importante et urgente.

 

« Cette nouvelle analyse appelle à repenser en profondeur la manière dont nous utilisons et abusons des engrais azotés à l'échelle mondiale et nous invite à adopter des pratiques plus durables dans la manière dont nous produisons les aliments, y compris la réduction des déchets alimentaires », note-t-il. « Ces conclusions soulignent l'urgence et les possibilités d'atténuer les émissions d'oxyde nitreux dans le monde entier afin d'éviter les pires impacts climatiques. »

 

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* Source :https://allianceforscience.cornell.edu/blog/2020/10/nitrogen-fertilizers-are-jeopardizing-climate-goals-new-study-finds/

 

Ma note : Arrêtons de nous nourrir, éliminons tous les animaux producteurs de fumier... et tout ira bien... Une recherche peut-être intéressante, certainement hors-sol.

 

 

Hier — 22 novembre 2020Vos flux RSS

Décembre 2020

Pandémie, quand la raison tombe malade par Normand Mousseau. Conférence du dimanche le 13 décembre 2020 - 19 heures à Montréal. Endroit: Vidéoconférence Zoom Prix: Gratuit pour les membres et les non-membres de l'association.

Covid-19 : les mécanismes de l'infection

Covid-19, SARS-CoV-2, coronavirus… Beaucoup de noms différents ont émergé récemment et sont souvent utilisés à tort comme synonymes. Que signifient-ils ? La Covid-19 est le nom d'une maladie, la maladie à coronavirus 2019. Elle est causée par un virus, le SARS-CoV-2, faisant partie de la famille des Coronaviridae, couramment appelée famille des coronavirus. C'est donc le SARS-CoV-2 qui est l'agent infectieux. Mais tout d'abord, qu'est-ce qu'un virus ? Est-ce un organisme vivant ? Cette simple question (...) Articles

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C'est sans doute illégal, mais ils s'en moquent : Radio France , la nouvelle Propagandastaffel écolo « Radio France écolo, Radio France écolo, Radio France piège à gogos » L'information nous est parvenue par l'intermédiaire de l'excellent Alerte Environnement...

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