Les Sceptiques du Québec

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Aujourd’hui — 22 septembre 2019Vos flux RSS

Séance ciné-débat de Food Evolution

« Le Lutétia » , 18 rue des Calvaires à St Herblain L'Association Nantes Atlantique pour l'Information Scientifique (ANAIS) et l'Association Française pour l'Information Scientifique (AFIS) vous invite Mercredi 2 Octobre 2019, à 20h30 Projection du film Food Evolution Le film sera suivi d'un débat animé par l'AFIS avec Gil Kressmann (académie d'agriculture). Synopsis : [( Depuis plus de vingt ans maintenant, les OGM (organismes génétiquement modifiés) destinés à l'alimentation sont très (...) Agenda de l'Afis

Un poème de circonstance

Par : gperra

Sonnez, sonnez toujours, clairons de la pensée

Sonnez, sonnez toujours, clairons de la pensée.

Quand Josué rêveur, la tête aux cieux dressée,
Suivi des siens, marchait, et, prophète irrité,
Sonnait de la trompette autour de la cité,
Au premier tour qu’il fit, le roi se mit à rire ;
Au second tour, riant toujours, il lui fit dire :
” Crois-tu donc renverser ma ville avec du vent ? ”
À la troisième fois l’arche allait en avant,
Puis les trompettes, puis toute l’armée en marche,
Et les petits enfants venaient cracher sur l’arche,
Et, soufflant dans leur trompe, imitaient le clairon ;
Au quatrième tour, bravant les fils d’Aaron,
Entre les vieux créneaux tout brunis par la rouille,
Les femmes s’asseyaient en filant leur quenouille,
Et se moquaient, jetant des pierres aux Hébreux ;
À la cinquième fois, sur ces murs ténébreux,
Aveugles et boiteux vinrent, et leurs huées
Raillaient le noir clairon sonnant sous les nuées ;
À la sixième fois, sur sa tour de granit
Si haute qu’au sommet l’aigle faisait son nid,
Si dure que l’éclair l’eût en vain foudroyée,
Le roi revint, riant à gorge déployée,
Et cria : ” Ces Hébreux sont bons musiciens ! ”
Autour du roi Joyeux riaient tous les anciens
Qui le soir sont assis au temple, et délibèrent.

À la septième fois, les murailles tombèrent.

Fongicides SDHI : pétages de câbles en série !

Par : Seppi

Fongicides SDHI : pétages de câbles en série !

 

« Les faux lanceurs d'alerte sont probablement, aujourd'hui, les plus fervents relais de théories du complot, et une grave menace pour la démocratie » (Géraldine Woessner)

 

 

Une pensée forte qui devrait faire réfléchir (Source)

 

 

M. Fabrice Nicolino a écrit un livre au titre assassin : « Le crime est presque parfait – L'enquête choc sur les pesticides et les SDHI » aux éditions à la dénomination très orwellienne Les Liens qui Libèrent.

 

Qu'en dit la FNAC pour le vendre ?

 

« Après le succès et la mobilisation massive qui ont suivi la parution de Nous voulons des coquelicots, Fabrice Nicolino commet ici un véritable livre-enquête dans les arcanes des lobbyes de l'industrie des pesticides. Un ouvrage aussi révoltant que fascinant qui se lit comme un polar ! »

 

Révoltant, il l'est en effet. Le pire n'étant pas certain, on se contentera de relver qu'un nouveau palier semble être franchi question outrances, notamment complotistes.

 

 

Les fongicides inhibiteurs de la succinate déshydrogénase – nous allons tous mourir

 

Résumons : les fongicides SDHI sont des inhibiteurs de la succinate déshydrogénase (SDH), une enzyme qui intervient dans la respiration.

 

Un groupe de « lanceurs d'alerte » – mené par M. Pierre Rustin, spécialiste des maladies liées aux anomalies de fonctionnement de la SDH – a saisi l'Agence Nationale de Sécurité Sanitaire de l'Alimentation, de l'Environnement et du Travail (ANSES) en novembre 2017 : l'enzyme intervient aussi chez les humains (et les vers de terre, en fait, dans tous les organismes ou presque) et nous sommes à l'aube d'une catastrophe épouvantable. Oups ! Nous serons confrontés à une catastrophe à une date suffisamment lointaine pour que l'on ne puisse pas demander aux lanceurs d'alerte d'abouler les preuves de l'imminence. Oups ! Nous pourrions être confrontés à une catastrophe catastrophique et donc il faut appliquer le principe de précaution.

 

Cette description de la question de base est certes sur le mode sarcastique. Mais, à notre connaissance, nous n'avons pas beaucoup avancé sur le plan scientifique.

 

 

Un article scientifique toujours pas publié

 

Nous sommes toujours au stade de la publication – sous la forme d'une pré-publication qui, semble-t-il, n'a pas été revue par les pairs et n'a pas trouvé preneur – de « A new threat identified in the use of SDHIs pesticides targeting the mitochondrial succinate dehydrogenase enzyme » (une nouvelle menace identifiée dans l'utilisation des pesticides SDHIs ciblant l'enzyme mitochondriale succinate déshydrogénase) de Paule Bénit, Sylvie Bortoli, Laurence Huc, Manuel Schiff, Anne-Paule Giménez-Roqueplo, Malgorzata Rak, Pierre Gressens, Judith Favier et Pierre Rustin.

 

En voici le résumé :

 

« Les inhibiteurs de la succinate déshydrogénase (SDHI) sont maintenant largement utilisés dans le monde entier comme fongicides pour limiter la prolifération de moisissures dans les cultures de céréales ou pour mieux préserver les fruits, les légumes et les graines de ces moisissures, ainsi que pour faciliter l'entretien des pelouses des espaces publics et des parcours de golf. Selon les sociétés qui les produisent, les SDHI inhibent assez spécifiquement l'activité de la succinate déshydrogénase dans les moisissures. Nous établissons ici que ces inhibiteurs inhibent facilement l’enzyme du ver de terre et humaine, ce qui soulève une nouvelle inquiétude quant au danger de leur utilisation à grande échelle dans l’agriculture. Ceci est d’autant plus inquiétant que nous savons que la perte de fonction, totale ou partielle, de l’activité SDH causée par des variants génétiques est à l’origine de maladies neurologiques graves, ou conduit au développement de tumeurs et/ou de cancers. »

 

Rappelons qu'un abîme sépare l'in vitro de l'in vivo et que s'il fallait donner crédit à l'alerte de ce collectif à propos d'une classe de fongicides, il faudrait aussi sonner le tocsin pour une foultitude de substances, y compris de consommation courante.

 

 

(Source – voir aussi ce fil)

 

 

Avril 2018 : une tribune dans Libération

 

M. Pierre Rustin aurait été mal reçu par l'ANSES (c'est/serait faux, l'ANSES lui a ouvert ses dossiers). L'équipe a donc décidé de publier une tribune dans Libération, le 15 avril 2018 : « Une révolution urgente semble nécessaire dans l’usage des antifongiques ». Notez la prudence du titre alors qu'on en est venu aujourd'hui, escalade d'entêtement oblige, à des accusations graves à l'encontre de l'ANSES.

 

Nous avons déchiqueté cette tribune dans « Fongicides SDHI : une alerte sans fondement sérieux mais activiste, à la Philippulus », une analyse qui reste d'actualité, et sous un format plus condensé dans « Fongicides SDHI et activisme : il est urgent de réagir ! », un article publié dans la France Agricole No 3749 du 25 mai 2018, un numéro spécial avec 40 pages sur les traitements phytosanitaires.

 

 

Pour les experts de l'ANSES, il n'y a pas de signal d'alerte...

 

L'ANSES n'a évidemment pas été inactive. Répondant à Campagne & Environnementdans un entretien publié le 11 septembre 2019, M. Gérard Lasfargues, directeur général délégué du pôle sciences pour l’expertise de l’ANSES a expliqué :

 

« Suite à l’alerte du collectif, nous avons engagé une expertise collective indépendante mobilisant des chercheurs reconnus pour leur connaissance en toxicologie. À ce stade, sur la base des données scientifiques disponibles, les experts ont conclu à l’absence de signal d’alerte, que ce soit dans l’environnement ou pour la santé humaine. Ils ont indiqué que le niveau des expositions alimentaires totales rapportées aux seuils toxicologiques actuellement établis est faible et que les dépassements de limites maximales de résidus pour ces substances actives sont exceptionnels.

 

[…]

 

Depuis plusieurs mois, nous multiplions les échanges avec les experts et organismes concernés, en France et au niveau international, pour pouvoir faire des points d’étape réguliers. Nous avons demandé à l’Inserm, dans le cadre de l’expertise collective en cours sur les pesticides, de se pencher en priorité sur les fongicides SDHI. Nous avons également interrogé les scientifiques responsables de la cohorte Agrican en France, pour regarder d’éventuels effets des SDHI, certains étant commercialisés depuis le début des années 1980. Par ailleurs, nous n’avons pas reçu d’éléments nouveaux de la part d’organismes scientifiques de recherche ou d’expertise, européens comme américains. »

 

Voici la conclusion de l'ANSES, rendue publique le 15 janvier 2019, sur la base de l'expertise collective :

 

« Au vu des conclusions du GECU [groupe d’expertise collective d’urgence], l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail considère que les informations et hypothèses scientifiques apportées par les lanceurs de l'alerte n’apportent pas d’éléments en faveur de l’existence d’une alerte sanitaire qui conduirait au retrait des autorisations de mise sur le marché actuellement en vigueur conformément aux cadres réglementaires nationaux et européens. »

 

 

...mais pour M. Fabrice Nicolino, « [l]es autorités violent notre droit élémentaire à ne pas être empoisonné »

 

À ce stade, nous pouvons repasser au livre de M. Fabrice Nicolino. Pour l'intrigue, on peut s'en remettre à Reporterre, qui lui a tendu le micro et a retenu en titre : « Fabrice Nicolino : "L’Agence nationale de sécurité sanitaire fait partie du lobby des pesticides" ». Cela fait évidemment suite à « nous allons tous mourir à cause des pesticides... et dans d'atroces souffrances à cause des SHDI ».

 

 

Complaisance et résistance médiatiques

 

 

Cela s'applique également à M. Fabrice Nicolino (source)

 

 

Il va de soi que beaucoup de médias se sont fait très, très, vraiment très complaisants. La toile regorge d'articles, d'interviews et de vidéos avec essentiellement les mêmes éléments de langage.

 

La palme revient peut-être à France Culture et La Grande Table Idées, qui a invité MM. Fabrice Nicolino et Stéphane Foucart pour la promotion de leurs livres respectifs – un exercice où l'un faisait la courte-échelle à l'autre avec le concours bienveillant de la présentatrice Olivia Gesbert dans un épisode intitulé « Pouvons-nous nous passer de pesticides ? »

 

Un bon point, en revanche, pour C à Vous (disponible jusqu'au 10 octobre 2019) qui a aussi invité un contradicteur en la personne de l'agriculteur Étienne Fourmont (@Agrikol) et dont les présentateurs n'ont pas simplement fait tapisserie, bouche bée pour avaler des énormités. Un très bon point même car dans l'Obs, M. Arnaud Gonzague – dont la ligne éditoriale est bien connue – a cru venir au secours de M. Fabrice Nicolino avec un « Secoué dans "C à vous", Fabrice Nicolino persiste : "Tous les pesticides doivent être interdits" »... avec des exceptions bien sûr...

 

 

(Source)

 

 

Ben oui ! M. Fabrice Nicolino s'est retrouvé face à des contradicteurs...

 

« C’est un accueil auquel le journaliste Fabrice Nicolino ne s’attendait peut-être pas. Invité sur le plateau de "C à vous", l’émission phare de France 5, celui qui publie ce jeudi 12 septembre une enquête à charge contre les pesticides chimiques ("Le crime est presque parfait", ed. Les Liens qui Libèrent) a dû batailler face à un parterre de contradicteurs : à sa gauche se tenait en effet Etienne Fourmont, jeune éleveur conventionnel (donc usager des pesticides) et Youtubeur. Face à lui, les deux journalistes Anne-Elisabeth Lemoine et Patrick Cohen. »

 

Le Point, sous la signature de Mme Géraldine Woessner, a aussi donné la parole à M. Gérard Lasfargues pour des explications percutantes dans « Pesticides : l'Anses répond aux "élucubrations" de Fabrice Nicolino ».

 

 

VIDÉO. Le journaliste et militant anti-pesticides affirme dans un livre que nous sommes à l'aube d'une « potentielle catastrophe sanitaire ». Par Géraldine Woessner

 

 

Il faut monter au front au Monde Planète

 

Tout cela finit par devenir vexant... M. Stéphane Foucart s'est donc aussi dévoué le 19 septembre 2019 (date sur la toile) avec « Pesticides : une faillite réglementaire » – en chapô :

 

« Le journaliste Fabrice Nicolino dénonce, dans un livre enquête, l’incurie de l’Anses dans le traitement d’une alerte lancée par des chercheurs en avril 2018. »

 

Et le lendemain (idem), c'est « Pesticides SDHi : les autorités sanitaires dans la tourmente » (dans l'édition papier c'est « ...sur la sellette »). En chapô :

 

« L’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail est mise en cause pour avoir minimisé le danger représenté par des fongicides controversés. »

 

Et, pour faire bonne mesure, il y a aussi « Pesticides SDHi : la controverse révèle le hiatus entre science réglementaire et académique ». En chapô :

 

« La nouvelle mise en cause de l’Anses sur la sûreté de ces fongicides n’est pas isolée. D’autres agences sanitaires internationales doivent faire face à une défiance semblable. »

 

Et quelle lecture à sens unique et grotesque de la situation ! On est en présence d'une guérilla menée contre l'ANSES en tant que responsable de la gestion des autorisations de pesticides.

 

D'un côté, soutenu par un réseau de connivences médiatiques, c'est un militant anti-OGM et anti-pesticides – co-fondateur du mouvement prétendument spontané Nous Voulons des Coquelicots avec M. François Veillerette de Générations Futures qui mène la charge ; de l'autre, un nombre maintenant inconnu de chercheurs (combien soutiennent encore M. Pierre Rustin à ce jour ?) sont visiblement dans l'escalade d'engagement (et peut-être aussi dans la recherche de projets de recherche).

 

 

L'ultima ratio de Schopenhauer

 

M. Pierre Rustin a formulé une série de griefs dans une lettre ouverte du 13 septembre 2019. M. Stéphane Foucart en a cité des extraits, en appelant « le toxicologue Andreas Kortenkamp » à la rescousse. La réaction de l'ANSES n'est pas omise – les apparences de l'équilibre journalistique sont sauves – mais les pistes mises en place par l'ANSES pour en savoir plus sont « oubliées ». Mais...

 

Mais que penser de l'entrée en matière de la lettre ?

 

« Monsieur Genet, vous me permettrez de rectifier quelques-unes des erreurs que vous avez commises - sans doute par ignorance - dans vos récentes affirmations concernant l’affaire des SDHI. »

 

Ou encore de :

 

« Vous me reprochez de ne pas avoir transmis à l’Anses les éléments de preuve de la toxicité des SDHI sur l’homme. Cette demande - je l’espère - relève d’une méconnaissance de ce que sont les maladies mitochondriales. […] Seule une grande malhonnêteté scientifique pourrait conduire à soutenir un autre point de vue.  » ?

 

Ou encore de :

 

« Parmi ces pesticides, les SDHI, avec leur totale absence de spécificité d’espèce, apparaissent particulièrement bien placés dans la course à la toxicité. Cette fois, seule de la mauvaise volonté peut conduire à ne pas considérer cette triste réalité. A cette mauvaise volonté s’ajoute, dans la perception du danger représenté par l’usage des SDHI, un évident problème de compétence dans votre agence. »

 

Ce ne sont que des exemples. Ce « débat » a atteint le stade de l'ultima ratio de Schopenhauer. Et il a fallu de sacré œillères pour ne pas s'en apercevoir au Monde.

 

C'est d'autant plus grave d'affirmer en titre que « les autorités sanitaires [sont] sur la sellette » ou « dans la tourmente » que la lettre montre aussi très clairement que les bases factuelles pour actionner... le principe de précaution sont fort ténues.

 

À cet égard, M. Stéphane Foucart a raison d'écrire dans un de ses articles :

 

« La controverse actuelle pose, aussi, la question des conditions d'application du principe de précaution. »

 

 

Un attelage militant bizarre

 

Notons aussi les bizarreries du site qui a posté la lettre ouverte de M. Pierre Rustin. Il est en neuf langues... qui finance ?

 

L'onglet « Qui nous sommes » renvoie aux « lanceurs d'alerte » initiaux et à d'autres chercheurs qui se sont joints à eux – mais on reste dans la sphère franco-française. Et l'onglet « Agir » renvoie à... Générations Futures, Pollinis et Nous Voulons des Coquelicots !

 

Le site contient aussi des « informations » qui font se dresser les cheveux sur la tête... les bonnes règles de la propagande ont été assimilées !

 

 

 

 

Il faut se bouger !

 

Pour conclure, voici ce que j'avais écrit dans la France Agricole :

 

« La filière agricole a été absente de ce "débat" dans les médias qui comptent, comme elle a été discrète sur les autres sujets liés aux pesticides. Elle se fait dépouiller de ses outils de production performants. L'enjeu, c'est son avenir, de la ferme France à l'exploitation individuelle, mais pas que.

 

Il s'agit aussi de santé publique. Il faut choisir : risques nuls des traces de résidus présentes dans moins de la moitié des denrées alimentaires d'origine végétale ? Ou risques avérés des mycotoxines cancérigènes, cytotoxiques, reprotoxiques, perturbatrices endocriniennes, ou des substances psychotropes d'adventices comme le datura ? Voilà, face au déluge de désinformation et d'hystérie anti-pesticides, un discours que l'agriculture, même celle taxée de « productiviste », peut tenir aux consommateurs qu'elle nourrit bien en quantité, qualité et sécurité. Il faut d'urgence réagir, muscler des discours par trop lénifiants et conciliants, et cesser de se cacher derrière le petit doigt. »

 

Cela reste d'actualité.

 

 

Un autre qui a table ouverte pour débiter des bœuferies (source)

 

« Urgence climatique » : Un appel à l'endoctrinement sur le Journal du Dimanche

Par : Seppi

« Urgence climatique » : un appel à l'endoctrinement sur le Journal du Dimanche

 

Glané sur la toile 398

 

 

(Source)

 

 

Nous sortirons dans ce billet de nos thèmes favoris pour évoquer « EXCLUSIF. "Formons tous les étudiants aux enjeux climatiques" : l'appel de 80 dirigeants d'établissements », une tribune publiée le 14 décembre 2019 par le Journal du Dimanche.

 

En bref,

 

« Plus de 80 dirigeants d’établissements et 1.000 enseignants et chercheurs, en tête d’une liste de quelque 7.500 signataires, lancent un appel à l’Etat pour qu’il "initie une stratégie de transition de l’enseignement supérieur positionnant le climat comme l’urgence première". »

 

C'est un peu cryptique. Le JDD a mis en pavé l'objectif poursuivi par les signataires :

 

« Aucun étudiant ne doit pouvoir valider une formation dans l’enseignement supérieur sans avoir compris les causes, les conséquences du changement climatique et travaillé à l’identification de solutions possibles. »

 

Avez-vous bien saisi ? Le futur spécialiste de la philosophie de Kant, le futur égyptologue, le futur grammairien, le futur ingénieur en électronique, tous doivent avoir suivi une formation qualifiante sur le changement climatique !

 

Au détour d'un paragraphe, on trouve une ambition qu'on ne saurait qu'applaudir... en principe :

 

« […] Dans un contexte où les "fake news" sont fréquentes et où la rigueur scientifique des informations circulant sur les réseaux sociaux est souvent discutable, nous avons la responsabilité de conférer à nos étudiants le socle de connaissances nécessaire au développement d’un esprit critique. »

 

Mais de quelles connaissances s'agit-il ? La capacité d'exercer un jugement rationnel, de démêler le vrai du faux ?

 

« Les enjeux soulevés par le changement climatique et l’épuisement des ressources et de la biodiversité n’ont jamais été aussi prégnants, et le rôle tenu par la civilisation humaine ne fait plus débat. La dépendance de notre économie aux énergies fossiles et à un ensemble de ressources épuisables nous met à la merci de pénuries graves. Une évolution profonde et rapide des modes de vie, de consommation et de production de nos sociétés est indispensable.

 

Les jeunes sont aujourd’hui volontaires pour jouer leur rôle dans la transition énergétique et écologique, mais ils en seront incapables si leurs formations ne leur confèrent pas le savoir et les compétences nécessaires. Futurs décideurs politiques, futurs chefs d’entreprises, futurs élus, futurs électeurs, futurs parents, futurs fonctionnaires, futurs professeurs… tous doivent être sensibilisés, informés et formés.

 

Les signataires s'engagent à agir – on n'en attendrais pas moins d'eux – mais l'État doit prendre sa part en initiant

 

« ...une stratégie de transition de l’enseignement supérieur positionnant le climat comme l’urgence première, et allouer les moyens nécessaires. Il est impératif de transformer rapidement le frémissement actuel en mobilisation générale de tout le supérieur. »

 

Cet appel ne vient pas de Greta Thunberg (qui, de toute façon, sèche ses cours). Il vient de hauts responsables d'établissements d'enseignement et de formation importants – pour le domaine agricole AgroParisTech et Agrocampus Ouest.

 

Un tel appel à organiser un formatage des esprits, un endoctrinement, est plus qu'inquiétant.

 

Nos pérégrinations électroniques nous ont fait atterrir sur le compte Twitter d'un gazouilleur du CNRS-EHESS. Son opposition au texte est d'une autre nature :

 

 

(Source)

 

 

Que faut-il entendre par « guerre politique » ? Quelles références historiques peut on citer sans se voir infliger un point Godwin ? Les Gardes Rouges de Mao peut-être..

 

Tout cela est plus qu'inquiétant.

Hier — 21 septembre 2019Vos flux RSS

L’Anthroposophie vue par le Professeur Henri JOYEUX

Par : gperra

“En France l’Anthroposophie est beaucoup trop considérée comme une secte alors que pour moi ce n’est pas une secte” […]

“A mon avis, c’est une vision globale de l’être humain dans laquelle il y a: à la fois la vision organique, la vision psychique, jusqu’à la vision spirituelle.” […]

“Je ne connais pas personnellement les écoles Steiner mais j’ai vu des gens qui ont été formés là et il se trouve qu’ils ont beaucoup de bon sens, et peut-être moins de stress.”

https://web.archive.org/web/20111230003743/https://eliant.eu/new/lang/fr/?p=88

Zones non traitées aux abords des habitations : autopsie d'une chienlit (4)

Par : Seppi

Zones non traitées aux abords des habitations : autopsie d'une chienlit (4)

 

Le Président Emmanuel Macron en rajoute une couche ! La chienlit a un bel avenir

 

 

Et le Président Emmanuel Macron fit du « en même temps »

 

Des chartes de bonnes pratiques ? Est-ce encore une bonne idée aujourd'hui, dans ce climat que l'on peut qualifier d'insurrectionnel même si le nombre de maires frondeurs se compte (pour le moment) en quelques dizaines.

 

Il y a un élément de plus dans cette chienlit : la déclaration satisfaite d'un Président de la République plastronnant, faite dans un entretien accordé à Konbini News le 23 août 2019 :

 

« La solution n’est pas de prendre un arrêté qui n’est pas conforme à la loi ; c’est de mobiliser pour changer la loi. Et moi j’ai demandé justement à la préfecture de trouver une solution concrète pour cette commune. Ce qui est vrai, c’est que nous devons aller vers un encadrement des zones d’épandage des pesticides. On l’a vu, d’ailleurs, pour les populations qui vivaient à proximité des vignes, ou d’autres productions où il y avait beaucoup d’épandage. Il y a des conséquences sur la santé publique. Il faut arrêter de dire des bêtises, il y en a. Donc monsieur le maire, il a raison sur ses motivations. Donc c’est à nous de réussir maintenant à changer la loi, d’avoir aussi des discussions avec les agriculteurs, les producteurs, pour que ça leur permette de fonctionner, parce que tout ça ça a un coût pour eux, ça veut dire qu’ils doivent mieux encadrer les choses. Mais je pense qu’il faut le faire maintenant très vite. Donc, je le soutiens dans ses intentions, mais je ne peux pas être d’accord quand on ne respecte pas la loi. C’est normal. Et ça on va le changer vite. »

 

Le texte ci-dessus a été retranscrit par M. Paul Cassia sur Mediapart, dans « Le président de la République et les pesticides: derrière les mots, le statu quo », une excellente analyse :

 

« ... les déclarations du président de la République se veulent habiles, selon une technique désormais bien éprouvée – je soutiens le maire et "en même temps" je soutiens le préfet qui s’oppose au maire – mais devenue lassante car prévisible et usée jusqu’à la corde... »

 

Ce serait un moindre mal si ces propos n'étaient pas

 

« ...transposables à tous les sujets (il suffit grosso modo de remplacer "pesticides" par "temps de travail", "durée de cotisation", "rythme scolaire"…) ».

 

L'article 83 de la loi Egalim – l'obligation d'établir des chartes de bonnes pratiques – était déjà une capitulation devant la surenchère populiste et démagogique qui joue sur les peurs et le dénigrement des produits phytosanitaires (et des institutions de la République et de l'Union Européenne – l'ANSES et l'EFSA).

 

Voilà donc qu'au sommet de l'État, on soutient un acteur de la vie publique – le maire de Langouet – qui ne respecte pas la loi et les institutions « dans ses intentions » et on réagit par l'annonce d'un changement de la loi – enfin prétendument puisque la loi se suffit déjà à elle-même et que les projets d'arrêté et de décret résultent de décisions qui ne sont pas les siennes.

 

C'est une capitulation de la démocratie devant le bullying, le harcèlement, les manipulations, les hypocrisies.

 

Quelles seront les réactions quand la société française sera (peut-être) confrontée à des obligations extravagantes imposées aux agriculteurs – à ceux qui nous nourrissent et alimentent un vaste pan de l'économie française – dans les chartes à venir ? Quelles seront les instructions données aux préfets qui devront valider les chartes ? Et quelles seront, le cas échéant, les décisions du Conseil d'État saisi de demandes d'annulation dans un contexte juridique que nous n'analyserons pas plus avant mais qui est loin d'être satisfaisant ?

 

 

La chienlit a un bel avenir

 

Selon l'article 7 de la Charte de l'Environnement,

 

« Toute personne a le droit, dans les conditions et les limites définies par la loi, d'accéder aux informations relatives à l'environnement détenues par les autorités publiques et de participer à l'élaboration des décisions publiques ayant une incidence sur l'environnement. »

 

C'est une belle conquête de l'activisme et défaite de la démocratie : pourquoi seulement en matière d'environnement ?

 

Un jour, sur ce dossier ou un autre, le Conseil d'État sera amené à intimer au Gouvernement de respecter une « opinion » majoritaire. Imaginez que EÉLV demande un décompte des « opinions » favorables à une distance de 150 mètres (elle figure automatiquement dans les réponses générées par son outil) et saisisse le Conseil d'État...

 

Ce sera alors le triomphe de la mauvaise foi et l'avènement d'une dictature des manipulateurs.

 

Le Gouvernement a tonitrué qu'il s'en est remis à la science ? L'outil d'EÉLV comporte l'indication qu'une étude de l'Université de Californie montre que le fait d'habiter à 450m d'une zone traitée avec le manèbe augmente de 75% le risque d'avoir la maladie de Parkinson. Imaginez que le Conseil d'État se laisse séduire par l'argument que le Gouvernement n'a pas suivi la science (même si aucune spécialité n'a été autorisée en France pour le manèbe) et que, partant, 5 ou 10 mètres ne sont pas suffisants...

 

Une zone tampon de 150 mètres représente une déprise agricole de 9 hectares ou plus autour d'une maison isolée dans les champs.

 

La consultation qui vient d'être ouverte peut-elle se dérouler sereinement quand le Monde, par exemple, publie un tonitruant « Arrêtés antipesticides : à Parempuyre, dans le Médoc, "on est tous empoisonnés" » – propos de Mme la Maire Béatrice de François (qui brigue un troisième mandat et vient de découvrir que tout le monde est à l'agonie...) ?

 

Ce qui passait autrefois par des manifestations, des défilés et des actions violentes sera obtenu grâce à quelques sites web relayés par des médias complaisants, des pétitions en ligne et des réponses prémâchées à des consultations.

 

 

Des zones tampons qui posent bien des questions

 

Mais revenons plus spécifiquement à notre usine à gaz. Les agriculteurs voient leur outil de travail amputé d'une surface qui sera dans la majorité des cas plutôt modeste si les propositions actuelles sont maintenues ; mais ce ne sera pas sans conséquences graves dans certaines situations. Dans « Les agriculteurs s’invitent au congrès des maires ruraux » (réservé aux abonnés), la France Agricole relève :

 

« Il faut dire que dans un département comme celui du Nord, très urbanisé, la mise en place de ZNT, zones non traitées, autour des habitations aurait un impact très fort. "Une ZNT de 5 m représenterait une surface de 2575 ha sur une SAU totale de 357 000 ha, précise Claire Petitprez de la FDSEA. Une ZNT de 10 m, correspondrait à une surface de 8128 ha, et une ZNT de 150 m, 161 750 ha soit 45,3 % de la SAU ! C’est complètement impensable !" »

 

Que vont devenir ces surfaces ?

 

Dans l'Agri du 12 septembre 2019, M. Jean-Paul Pelras a publié un éditorial instructif qui aurait mérité une diffusion nationale, « La solution : ne plus construire à moins de 150 mètres d’un champ ! »

 

 

(Source)

 

 

C'est une histoire de terre agricole, maraîchère, devenue terrain vague, autant dire dépotoir. Cela pose question : qui entretiendra une bande de 3, 5 ou 10 mètres de large ? Quel agriculteur s'aventurera à passer une faucheuse dans un terrain parsemé d'« encombrants » ? Ou fera le déplacement pour nettoyer 2 ares ?

 

Ces maires si prompts à agiter leur devoir de protection envers leurs administrés seront bien embêtés quand se multiplieront les plaintes des riverains pour des motifs plus ou moins sérieux ou futiles comme l'envahissement de leurs beaux jardinets par les ronces ou les chardons, voire les pissenlits (qu'ils ne pourront plus éliminer que par l'huile de coude, ayant été privés de désherbants sélectifs et efficaces par la « loi Labbé »).

 

 

 

 

On peut imaginer l'étendue du problème qui s'annonce par la vidéo ci-dessus.

 

 

(Source)

 

 

Les zones tampons non traitées ont aussi pour effet que tout permis de construire délivré à l'avenir pour un terrain jouxtant un champ créera automatiquement une servitude en défaveur du propriétaire et de l'exploitant du champ. À moins qu'une solution ne soit rapidement apportée à cette situation, on peut s'attendre à une multiplication des actions en justice.

 

Sur son excellent Blog-Notes, M. Olivier Masbou écrit :

 

« Par ailleurs, le Gouvernement surveille de très près la situation dans les zones viticoles. Dans certains secteurs (où la le prix de la vigne se chiffre en centaines de milliers, voire en millions d’euros, l’hectare) des propriétaires viticoles réfléchissent à faire reconnaître les zones de non traitement comme une expropriation. Et de demander un dédommagement à l’Etat. Ça pourrait coûter cher !!! »

 

Et les chartes départementales ? Imaginez qu'on se mette d'accord en Savoie sur un texte qui relève de la couture et en Haute-Savoie, de la haute couture ; un texte qui tient compte des réalités de l'agriculture et un texte qui fait la part belle aux citadins venus s'installer à la campagne... Comment va-t-on gérer les disparités ?

 

La chienlit a décidément un bien bel avenir...

 

 

Mais croisons les doigts et, surtout, agissons !

Les oiseaux disparaissent... c'est la faute à l'agriculture... des bretagnollades sur le Huffington Post

Par : Seppi

Les oiseaux disparaissent... c'est la faute à l'agriculture... des bretagnollades sur le Huffington Post

 

 

Le Huffington Post a publié un article au titre éloquent « 3 milliards d'oiseaux ont disparu en Amérique du Nord en 45 ans ». Enfin presque puisqu'on ne nous dit pas ce que représentent ces trois milliards par rapport au nombre total. Mais cela vient dans le chapô :

 

« Les 529 espèces d'oiseaux analysées depuis 1970 sont 29% moins nombreuses aujourd'hui. La chute la plus effarante est celle liée aux plaines agricoles et, en grande partie, à l'agriculture intensive. »

 

Au détour des paragraphes on apprend toutefois que la chose est plus complexe. Mais le biais d'agri-bashing est manifeste quand on voit comme intertitre : « Agriculture, pesticides et autres causes ».

 

Cet article est fondé sur une étude scientifique, « Decline of the North American avifauna » (déclin de l'avifaune nord-américaine) de Kenneth V. Rosenberg et al. En voici le résumé :

 

« Les extinctions d'espèces ont défini la crise mondiale de la biodiversité, mais l'extinction commence par une perte d'abondance d'individus pouvant entraîner des modifications de la composition et des fonctions des écosystèmes. À l'aide de réseaux de surveillance multiples et indépendants, nous rapportons les pertes de population dans une grande partie de l'avifaune d'Amérique du Nord sur une période de 48 ans, y compris chez des espèces autrefois communes et dans la plupart des biomes. L’intégration des trajectoires de population et des estimations de taille à l’échelle de l’aire de répartition indique une perte nette avoisinant les 3 milliards d’oiseaux, soit 29 % de l’abondance de 1970. Un réseau de radars météorologiques à l’échelle du continent révèle également un déclin tout aussi marqué de la biomasse des oiseaux migrateurs de passage au cours des 10 dernières années. Cette perte d'abondance d'oiseaux indique un besoin urgent de faire face aux menaces afin d'éviter un futur effondrement de l'avifaune et la perte associée de l'intégrité de l'écosystème, de sa fonction et de ses services.

 

L'article est derrière un péage mais on trouvera un texte complet du manuscrit ici.

 

La situation est évidemment complexe comme le suggère le tableau principal de l'étude.

 

 

 

 

Les auteurs concluent :

 

« L’histoire montre que les mesures de conservation et la législation sont efficaces. Nos résultats indiquent qu'il est urgent de s'attaquer aux menaces persistantes de perte d'habitat, d'intensification de l'agriculture, de perturbation côtière et de mortalité anthropique directe, exacerbées par le changement climatique, afin d'éviter une perte continue de la biodiversité et un effondrement potentiel de l'avifaune continentale. »

 

L'article est essentiellement descriptif, factuel. Le mot qui attise bien des haines apparaît une seule fois :

 

« Les déclins marqués des oiseaux d'Amérique du Nord sont similaires aux tendances des déclins aviaires apparaissant globalement (14, 15, 22, 24). En particulier, la réduction des populations d'oiseaux des prairies indigènes en Amérique du Nord, entraînée par la perte d'habitats et l'utilisation accrue de pesticides toxiques dans les aires de reproduction et d'hivernage (25), reflète la perte d'oiseaux des terres agricoles en Europe et ailleurs (15). Même les déclins parmi les espèces introduites correspondent aux déclins similaires dans les aires de répartition d'origine de ces mêmes espèces (26). L'intensification agricole et l'urbanisation ont été associées de la même manière à la diminution de la diversité des insectes et de la biomasse (27), avec des effets en cascade sur les oiseaux et d'autres consommateurs (24, 28, 29). Étant donné que les oiseaux font partie des groupes d'animaux les mieux surveillés, ils peuvent également représenter la partie émergée de l'iceberg, indiquant des pertes similaires ou plus grandes chez d'autres groupes taxonomiques (28, 30). »

 

Oh, mais ça ne fait pas un bon article, bien dégoulinant d'apocalypses imminentes, tout ça... On convoque donc un scientifique – bien choisi – pour commenter dans le bon sens : M. Vincent Bretagnolle, « directeur de recherche au CNRS, spécialiste de la question ».

 

Et voici ce que cela donne :

 

« [...une descente aux enfers effrayante...] D’autant plus effrayante qu’elle est “incroyablement similaire” à ce qu’il se passe en Europe, explique au HuffPost Vincent Bretagnolle, directeur de recherche au CNRS, spécialiste de la question. En 25 ans, 600 millions d’oiseaux ont disparu du continent européen. Et le coupable principal, dans les deux cas, l’agriculture intensive, “ne fait plus aucun doute”. »

 

« “Les chiffres sont incroyablement similaires d’une étude à l’autre, avec des diminutions de l’ordre de 30% tous les 25 ans”, explique Vincent Bretagnolle. “Annuellement, la perte se situe entre 1 et 1,5% par an en Amérique du Nord. En France, c’est 1,5%”. »

 

« L’étude rappelle que cette chute est “entraînée par la perte d’habitat et l’usage de plus de pesticides toxiques[rappel : cette explication porte comme nous l'avons vu ci-dessus sur les seules populations d'oiseaux des prairies indigènes en Amérique du Nord]. “À mon sens, il n’y a plus aucun doute possible, la cause principale est l’intensification de l’agriculture” pour les oiseaux des plaines agricoles, affirme Vincent Bretagnolle. »

 

« L’un des coupables désignés, les pesticides. “Si on les enlevait dans l’agriculture intensive, cela améliorerait la situation, car les pesticides sont une des causes principales de l’élimination des insectes”, précise Vincent Bretagnolle. »

 

« Haro sur les pesticides? Si leur rôle est crucial, “dans l’intensification, il y a de nombreuses autres choses”, rappelle le chercheur: agrandissement des parcelles, disparition d’élevages extensifs (où les bêtes ont plus de place), des bosquets, des prairies, etc. De plus, “le modèle agricole actuel ne peut marcher sans pesticide. Il faut donc le changer, augmenter la diversification”, estime le chercheur.

 

Les propos dépassent le cadre de l'agriculture, la mise en cause de l'agriculture n'a pas tourné à la monomanie :

 

« Les agriculteurs sont au bout d’une chaîne de l’industrie agroalimentaire. Les citoyens consommateurs ont généré et font perdurer un modèle qu’il faut changer, par exemple avec de la traçabilité, des circuits courts, etc.”. »

 

« Ainsi, on y apprend [sur un site “3 milliards d’oiseaux” (non trouvé)] que les chats représentent en Amérique du Nord la seconde cause de mortalité des oiseaux, en dehors des problèmes d’habitats. “En France aussi, la mortalité induite par les chats, évaluée par différentes études, est colossale”, rappelle Vincent Bretagnolle. Le site américain recommande de garder les félins en intérieur. Le chercheur précise lui qu’une clochette autour du cou peut déjà faire beaucoup. »

 

Comme le chat chasse à l'affût, la clochette n'est pas d'un grand secours pour les oiseaux...

 

 

 

 

Résumons : l'étude scientifique ne portent pas sur les causes du déclin de l'avifaune, se bornant à les évoquer dans une revue résumée de la littérature. Les articles de la presse nord-américaine évoquent prioritairement le problème de la disparition des habitats, souvent celui des chats et parfois, comme ici, celui des collisions avec les vitres. En France, le coupable principal désigné est l'agriculture...

 

Également coupable pour la raréfaction du moineau dans les villes ?

 

 

(Source)

 

 

Faut-il rappeler cette lamentable histoire de communiqué de presse du CNRS et du Muséum National d'Histoire Naturelle de mars 2018, tombant fort à pic pour alimenter la gesticulation annuelle de la semaine contre les pesticides organisée par Générations Futures et ses partenaires ? Terre-Net écrivait sur la base d'un fil Twitterde M. Alexandre Carré :

 

« Qui est derrière ça ?

 

Le coordinateur de l’étude du CNRS ? Souvenez-vous, les mêmes méthodes avaient été utilisées par le même centre d'études pour affirmer que les mauvaises herbes ne nuisent pas aux cultures et que les herbicides utilisés par les agriculteurs sont inutiles (les agriculteurs seraient-ils donc si bêtes pour utiliser des produits chers et inutiles ?...). Information très largement reprise par la presse, mais également très largement contredite par la communauté des agronomes, études à l'appui... »

 

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La NASA piratée

Par : cyberlolo

Une minute de silence

C’est avec joie que nous apprenons que Dominick Masse est au bout du rouleau de la terre plate.

Après avoir renié récemment la carte de Gleason car elle ne représente pas la réalité, selon ses propres dires, Dominick Masse s’éloigne encore un peu plus de son dogme platiste vénéneux.

Tu nous auras bien fait rire Dodo. Tes revirements dans tes concepts, tes explications quantiques, tes copies de vidéo américaines mal comprises, tes propositions d’expériences jamais mises en œuvre, tes commentaires scabreux, tes fautes d’orthographes qui valaient signature tellement elles t’appartiennent.

Regretterons-nous tes multiples allers-retours avec ou contre Nenki ? Où sont tes cris d’orfraie sur le vieux singe qui fume du cannabis dans tes toilettes, qui pisse en direct dans une bouteille, qui incite ton fils à consommer ? Est-on revenu de tes insultes à son égard quand tu traitais le vieux grigou de pédophile ? Pourrons-nous encore te voir expulser à tour de bras de ton très démocratique, libertaire et sans censure groupe FaceBook ? Pierre-Luc t’aime-t-il toujours autant après l’avoir qualifié publiquement de gros con ?

Coup de blues, coup de pub ?

Mais il ne faut pas nous la faire… Le platiste convaincu ne revient jamais du côté du globe. Le nouveau délire de Dodo c’est la carte ! La carte de Gleason est impossible. Vous savez, la carte qui sert de modèle au logo de l’ONU.

C’en est trop pour notre enquêteur chevronné. Il est évident pour lui que cette carte ne peut pas fonctionner. La preuve la plus flagrante, citons le maître : « Rien ne part à gauche ». Alors, loin de nous mentir ou de nous prendre pour des lapins de deux jours, notre super platiste québécois nous affirme avoir piraté le site de la NASA et avoir déniché la « Vraie Carte »… [vous devez relire la précédente phrase].

La vraie carte ! Dissimulée par la NASA

Quelqu’un a éteint la lumière sur ce fond carte de MacOS 7 ?

Il a fait une vraie enquête platiste. Avec des preuves et des arguments en béton.

Il va être difficile de débunker de telles affirmations avec ce niveau de crédibilité.

Preuve platiste

Si au début du mois, il nous présentait enfin la Vraie Carte, ce revirement laisse à penser que la recherche de la vérité lui coûte cher (enfin, pas jusqu’à se payer un billet Montréal-Moscou, faut pas déconner non plus).

Tous droits réservés / copyright © terre-plate.org 2018

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Au Grand Rex, des « chercheurs de sens » en quête de guérison

Reportage  Presque comble, le mythique cinéma parisien a accueilli, samedi 14 septembre, un colloque dédié aux guérisons énigmatiques, interrogeant le pouvoir de l’esprit sur le corps. Le succès du rassemblement montre une quête du bien être à tout prix, souvent spirituelle, loin de la rationalité de la médecine conventionnelle. Au-delà du rationnel, ou de la médecine […]

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