Les Sceptiques du Québec

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Statistiques (et décisions politiques et autres) : le biais du survivant

Par : Seppi

Statistiques (et décisions politiques et autres) : le biais du survivant

 

Glané sur la toile 511

 

 

(Source)

 

 

« À voir absolument » a-t-il écrit ? À voir absolument !

 

Le biais du survivant est une forme de biais de sélection consistant à surévaluer les chances de succès d'une initiative en concentrant l'attention sur les sujets ayant réussi mais qui sont des exceptions statistiques plutôt que des cas représentatifs.

 

 

Notez qu'il y a une sorte de biais du survivant dans des domaines variés. La recherche, par exemple, où les seuls articles qui paraissent sont ceux qui auront rencontré l'intérêt de l'éditeur et passé le test du contrôle par les pairs. Ou les médias pour qui les mauvaises nouvelles sont de bonnes nouvelles...

 

Et la médecine…

 

Covid-19, particules fines, agriculture... et manipulation

Par : Seppi

Covid-19, particules fines, agriculture... et manipulation

 

 

(Source)

 

 

Nous avons vu dans un billet précédent, « Covid-19 et les "coquelicots" : crétinerie ou faux-culerie ? » que des liens sont faits entre le Covid-19 et la pollution aux particules fines.

 

De manière intuitive, et cela a été bien établi, le pronostic d'une atteinte des poumons par un virus dépend en partie de l'état des poumons, lequel dépend en partie de la pollution aux particules fines.

 

 

Propagation du virus par les particules fines ?

 

Les virus – en l'occurrence aujourd'hui le SARS-Cov-2 – peuvent-ils, en outre, être transportés par les particules fines, et ce, en quantités suffisantes pour assurer la propagation de la maladie (ce qui suppose qu'il « survit » suffisamment longtemps) ? Problème : absence de preuve (de la transmission par les particules) ne vaut pas preuve de l'absence. Cependant, le consensus penche pour la négative ou un rôle limité dans les milieux scientifiques qu'il faut qualifier ici : vraiment scientifiques, et non militants.

 

Pour le Haut Conseil de la Santé Publique (HCSP),

 

« il n’existe pas d’études prouvant une transmission interhumaine du virus par des aérosols sur de longues distances. Néanmoins, s’il existe, ce mode de transmission n’est pas le mode de transmission majoritaire ».

 

Pour l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS),

 

« Les études menées à ce jour semblent indiquer que le virus responsable de la COVID-19 est principalement transmissible par contact avec des gouttelettes respiratoires, plutôt que par voie aérienne. »

 

Mais pour Libération et Mme Aude Massiot, « Le virus pourrait être transporté par la pollution » (les guillemets sont dans le titre). Beaucoup de conditionnels dans cet article qui reproduit les propos de M. Vincent-Henri Peuch, directeur du Service Européen de Surveillance Atmosphérique Copernicus.

 

Il cite cependant une lettre à l'éditeur du NEJM, « Aerosol and Surface Stability of SARS-CoV-2 as Compared with SARS-CoV-1 » (stabilité du SARS-CoV-2 dans les aérosols et sur des surfaces comparée à celle du SARS-CoV-1). Neeltje van Doremalen et al. concluent à la plausibilité d'une propagation, mais font un lien avec les transmissions nosocomiales et des événements de super-transmission (on peut penser au rassemblement d'une Église évangélique à Mulhouse). Cela ne nous renseigne guère sur ce qui se passe dans un milieu « normal ».

 

 

 

 

Un document de position italien sous forme d'étude scientifique

 

Une équipe italienne a cependant produit un « document de position », militant, présenté comme une étude scientifique, « Evaluation of the potential relationship between Particulate Matter (PM) pollution and COVID-19 infection spread in Italy » (évaluation de la relation potentielle entre la pollutions aux particules et la propagation de l'infection Covid-19).

 

 

On a envie de dire : c'est trop beau pour être vrai.

 

 

Leur militantisme scriptural est fort prudent :

 

« En conclusion, la propagation rapide de l'infection au COVID-19 observée dans certaines régions du nord de l'Italie est supposée être liée à la pollution par les PM10 due à des particules en suspension dans l'air pouvant servir de vecteur d'agents pathogènes. Comme déjà souligné dans des études précédentes, il est recommandé de prendre en compte la contribution des PM10 et de sensibiliser les décideurs politiques à la nécessité de prendre des mesures directes pour lutter contre la pollution. »

 

Pour le militantisme oral, c'est une autre affaire. En témoigne par exemple la Croix avec « La pollution de l’air, une autoroute pour la propagation du coronavirus », qui cite abondamment les déclarations à la presse italienne d'un des auteurs, M. Gianluigi de Gennaro.

 

 

L'activisme en France

 

En France aussi, nous avons différents degrés de militantisme. Et l'agriculture est mise en cause.

 

Le 24 mars 2020 (ou peut-être le 21), le collectif Air-Santé-Climat a adressé une « tribune » à tous les préfets et aux Ministères de l’Intérieur, de la Santé, de l’Agriculture, de la Transition Écologique et Solidaire et au Premier Ministre. Prudemment intitulée « La pollution de l'air comme vecteur du Covid-19? », avec un point d'interrogation, elle se fait péremptoire dans le texte :

 

« La pollution de l’air, en plus de fragiliser notre système immunitaire et de nous rendre plus sensibles aux infections notamment virales, permet également une meilleure diffusion et donc une meilleure transmission des agents pathogènes tels que le coronavirus.

 

Cela est connu depuis longtemps pour le SARS et les virus de la bronchiolite mais a également été récemment démontré pour le coronavirus en Italie avec davantage de transmission et de propagation du virus en fonction des taux de particules fines. Les particules fines servent donc de vecteur, de transporteur au virus qui se déplace d’autant plus facilement lorsque l’air est chargé de particules fines. »

 

C'est dit par un collectif adepte de l'argument d'autorité – « composé de médecins, de chercheurs et de responsables associatifs » – et se revendiquant d'un « combat [qui] est celui de la vérité scientifique » !

 

Il y a aussi un coupable :

 

« ...comme on le voit actuellement dans de nombreux départements français le printemps est la période d’épandage agricole, grand pourvoyeur de particules fines.

 

[...]

 

Tous les ans, à la même période, les épandages agricoles sont responsables de pics de pollution printaniers durant les mois de mars à mai.

 

[...]

 

Ces particules peuvent voyager sur plusieurs kilomètres et donc transporter également le virus sur de longues distances! »

 

Ce texte qui relève de la litanie par ses répétitions se termine pas une demande :

 

« On ne choisit pas l’air que l’on respire, et il est possible dans chaque département de protéger les populations de ce risque supplémentaire de contamination au Covid-19 en limitant drastiquement les épandages agricoles, et en imposant des alternatives moins émettrices de NH3 dans l’air (technique d’enfouissement de l’engrais). »

 

Il appelle deux remarques. D'une part, ces gens ont joué la carte du concours de beauté entre préfets, tout en adressant leur missive aux ministères (pro forma ?). D'autre part, il faut être bien naïf pour croire que l'on peut limiter « drastiquement » les épandages d'engrais et les traitements phytosanitaires – au risque d'ajouter à la crise du coronavirus une crise agricole, alimentaire et économique –, ou que l'on peut imposer du jour au lendemain des « alternatives ».

 

Cela reste néanmoins modéré.

 

 

Sus aux engrais et pesticides* (*de synthèse)

 

 

(Source)

 

Les milieux militants savent simultanément faire alliance et se faire concurrence, notamment par une escalade des revendications. Le site la Relève et la Peste fournit un petit aperçu dans « Les épandages de pesticides et fertilisants aggravent la propagation du coronavirus ».

 

Citons donc, Eaux et Rivières de Bretagne :

 

« Aujourd’hui, vu la gravité de la situation sanitaire actuelle et en vertu du principe de précaution, nous nous mobilisons avec d'autres organisations associatives pour réclamer auprès des pouvoirs publics des mesures exceptionnelles de restriction de l’épandage.

 

Par ailleurs, les pesticides aggravent également la détresse respiratoire des malades. Nous demandons ainsi que les pulvérisations de pesticides de synthèse soient suspendues.

 

Ha ! Ha ! Ha ! Uniquement les pesticides de synthèse...

 

(Source)

 

 

Et, bien sûr, on aura agité le « principe de précaution ».

 

Un mini-collectif breton veut « Encadrer les épandages pour limiter la propagation du coronavirus », un texte daté du 31 mars 2020 :

 

« La gravité de la crise sanitaire que nous vivons va nous contraindre à relocaliser notre nourriture et à envisager la sortie d’une agriculture industrielle au profit d’une agriculture paysanne, biologique. Sans prise de mesures drastiques à l’encontre des cultures et de l’élevage industriels qui facilitent la propagation des épidémies, on peut redouter une nouvelle crise sanitaire chaque année.

 

Aujourd’hui, vu la gravité de la situation sanitaire actuelle et en vertu du principe de précaution, nous demandons que, d’une part, les épandages de lisiers et fumiers soient soumis à des conditions drastiques (interdiction d’épandage au-delà d’une température extérieure de 18 degrés, respect des pentes maximum autorisées, enfouissement immédiat) et, d’autre part, que les épandages de pesticides de synthèse soient suspendus comme étant non essentiels et aggravant la détresse respiratoire des malades du coronavirus. »

 

 

 

 

Manifestement, le Covid-19 sert de prétexte pour s'en prendre aux « cultures et [à] l'élevage industriels », seuls accusés de « facilite[r] la propagation des épidémies » (toutes les épidémies...) et aux (seuls) « pesticides de synthèse » déclarés « non essentiels »...

 

 

Des pics de pollution aux particules fines... quel bonheur !

 

Pour lutter contre le SARS-CoV-2 (en théorie), mettons en place des pénuries alimentaires... Novéthic fait observer dans « Coronavirus : les Parisiens découvrent l'odeur des champs... et ce n'est pas une bonne nouvelle » – auraient-ils le nez délicat, les Parisiens ? – que :

 

« Alors que l'on demande aux agriculteurs de nourrir la population, l'appel à limiter ces épandages paraît inenvisageable. »

 

Par une « heureuse » (ironie) coïncidence, il y a eu des pics de pollution aux particules fines à la fin du mois de mars.

 

Dans le Monde Planète du 30 mars 2020 (date sur la toile), M. Stéphane Mandard a produit : « Coronavirus : la pollution de l’air est un "facteur aggravant", alertent médecins et chercheurs ».

 

La Confédération Paysanne du Morbihan en a profité pour faire de l'agribashing (enfin... la promotion de « la terre qui ne ment pas » par le dénigrement de celle qui nous nourrit).

 

 

(Source)

 

 

L'article est plus équilibré que le titre, putaclics (ou le gazouillis ci-dessus exploité par la Conf56), mais, selon le chapô :

 

« Les épandages agricoles ont été à l’origine de pics de pollution en Ile-de-France et dans le Grand-Est ce week-end. Un collectif appelle l’Etat à les "limiter drastiquement". »

 

Dans le Point, Mme Géraldine Woessner a indiqué le 1er avril 2020 (mais ce n'est pas un poisson d'avril) une autre piste avec « Pic de pollution en France ? Condamnez vos cheminées ! »

 

Qui dit vrai ?

 

Certainement pas l'auteur du chapô du Monde. M. Stéphane Mandard écrit en effet :

 

« Outre le chauffage résidentiel au bois, cet épisode de pollution se caractérise par "une part importante de particules secondaires formées à partir d’ammoniac et d’oxydes d’azote, l’ammoniac étant issu majoritairement des épandages de fertilisants", rappelle Atmo Grand-Est, l’organisme chargé de la surveillance de la pollution de l’air dans la région. »

 

Mais quelle est cette part ?

 

M. Serge Zaka, de la société ITK(Intelligence Technology Knowledge, un éditeur d'OAD (outils d'aide à la décision) pour l'agriculture), cité dans l'article du Point, apporte une réponse détaillée dans « Pic de pollution en plein confinement le 28 mars à Paris : une analyse illustrée et vulgarisée ».

 

C'est clair et limpide, même si cela peut être ardu par moment. En conclusion, pour l'origine des particules :

 

« Les chiffres clefs :

 

  • 33 à 34% de la pollution était due à l’agriculture

  • 66 à 67% de la pollution était due aux chauffages, industries et particules de sable

  • 85% de cette pollution venait de l’étranger. »

 

 

(La carte de http://www2.prevair.org/pour le 28 mars 2020 publiée par M. Jean-Marc Jancoviciqui souligne aussi l'importance de la pollution venue de l'étranger.

 

 

Ancien de l'INRA, M. Serge Zaka est chercheur en agrométéorologie chez ITK et administrateur d'Infoclimat, et accessoirement chasseur d'orages.

 

Cet article – et cette conclusion – n'a pas été du goût de tout le monde. En témoigne cet échange :

 

 

 

 

 

 

Ce n'est qu'un exemple... il y en a d'autres du même tonneau du secrétaire général d'Agir pour l'Environnement. En voici encore un, à titre de bonus.

 

 

(Source)

 

 

Pour notre part, outre la clarté de l'exposé, nous avons apprécié dans ce texte de M. Serge Zaka une illustration de la qualité et de la quantité de matière grise qui est mise au service du développement de l'agriculture – celle qui nous nourrit et aussi, si elle veut être preneuse, celle qui ravit une clientèle attirée, selon les termes de M. Gil Rivière-Wekstein, par de fausses promesses et un vrai marketing.

 

 

Mais non, en France, le 28 mars 2020, la pollution aux particules fines était exclusivement due aux épandages d'engrais dans le Nord de la France. Dans le Sud, les agriculteurs sont restés confinés. Les nuages de particules en provenance de l'Est, notamment des centrales à charbon de Pologne et d'Allemagne (qui a renoncé au nucléaire), et de plus loin se sont arrêtés à la frontière (ironie – source).

 

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Interview de Didier Raoult : non, ce n'est pas un poisson d'avril !

Par : Seppi

Interview de Didier Raoult : non, ce n'est pas un poisson d'avril !

 

Glané sur la toile 510

 

 

Radio Classique a interviewé M. Didier Raoult et publié un florilège – le 1er avril 2020 – sous le titre « Chloroquine : pour Didier Raoult, ses détracteurs "ne sont ni des praticiens, ni des scientifiques" ».

 

Rien que le titre !

 

En résumé :

 

« Didier Raoult, directeur de l’IHU Méditerranée Infection, et défenseur de l’utilisation de la chloroquine dans le traitement du coronavirus, était l’invité de la matinale de Renaud Blanc. Il a critiqué ses pourfendeurs, des "gens qui ne sont ni praticiens, ni scientifiques" et qui s’érigeraient "contrôleurs du travail des autres". Contester ses méthodes relève pour lui d’un problème "de société", qui nous ferait manquer de "lucidité" face à "la montée en puissance de la recherche" asiatique et orientale.

 

Les grandes études scientifiques ne seraient qu’une "mode" de l’industrie pharmaceutique

 

Mais si le cœur vous en dit, vous pouvez lire l'article ou écouter l'interview (une vingtaine de minutes). Et constater au passage l'analphabétisme de journaleux qui écrivent sur l'« hydroxide chloroquine ».

 

Le Mozambique considère les cultures GM comme un moyen de réduire la pauvreté et d'assurer la sécurité alimentaire

Par : Seppi

Le Mozambique considère les cultures GM comme un moyen de réduire la pauvreté et d'assurer la sécurité alimentaire

 

Joseph Opoku Gakpo*

 

 

Photo: Luis Jose Cabango, CIMMYT

 

 

Le Mozambique explore l'utilisation de cultures biotechnologiques pour renforcer la sécurité alimentaire après ses essais sur le terrain réussis de maïs génétiquement modifié (GM).

 

Depuis 2017, le Mozambique mène des essais sur le terrain de maïs génétiquement modifié dans le cadre du projet WEMA (Water Efficient Maize for Africa – maïs économe en eau pour l'Afrique). Connu maintenant sous le nom de maïs TELA, le type de maïs Bt tolérant à la sécheresse et résistant à des insectes a montré une résistance aux foreurs de tiges qui sont considérés comme l'un des ravageurs les plus destructeurs du maïs. Le maïs Bt a également montré une résistance prometteuse à la légionnaire d'automne, un ravageur qui continue de menacer la sécurité alimentaire de l'Afrique.

 

Bien que le maïs TELA n'ait pas encore été commercialisé et mis à la disposition des agriculteurs du Mozambique, le pays envisage d'ores et déjà d'introduire d'autres cultures biotechnologiques.

 

« En outre, le Mozambique envisage d'utiliser des biotechnologies innovantes dans le développement de produits tels que les diagnostics de maladies chez les animaux (maladie de Newcastle) et les plantes (virus du manioc, de la tomate) et les cultures biofortifiées, comme les patates douces oranges », selon le rapport annuel sur la biotechnologie agricole publié par les services d'agriculture étrangère (FAS) du Département de l'Agriculture des États-Unis (USDA) et le Réseau Mondial d'Information Agricole (GAINGlobal Agricultural Information Network).

 

« L'amélioration génétique animale, les études sur la biodiversité des forêts et les études sur la volaille sont d'autres biotechnologies innovantes que le Mozambique envisage d'adopter », a ajouté le rapport, publié le mois dernier.

 

Les variétés WEMA sont développées au Mozambique grâce à une collaboration public-privé entre le Centre International d'Amélioration du Maïs et du Blé (CIMMYT) et les institutions de recherche gouvernementales de sept pays africains : Afrique du Sud, Éthiopie, Kenya, Mozambique, Nigéria, Ouganda et Tanzanie. WEMA/TELA vise à soutenir la sécurité alimentaire en Afrique subsaharienne en développant des variétés de maïs résistantes à la sécheresse et à des ravageurs grâce à la biotechnologie et à la sélection conventionnelle.

 

Le GAIN a indiqué que le projet est conforme à la stratégie agricole du gouvernement mozambicain visant à accroître la production et la productivité agricoles grâce à l'utilisation de technologies modernes.

 

Le rapport a ensuite déclaré que le gouvernement du Mozambique « reconnaît la contribution que la biotechnologie moderne peut apporter pour répondre aux besoins critiques de sécurité alimentaire et nutritionnelle » et « s'est engagé à adopter de nouvelles technologies agricoles pour réduire la faim et la pauvreté en augmentant la production agricole. Le gouvernement comprend que cela n'est possible que si le pays adopte de nouvelles technologies agricoles, y compris la biotechnologie. »

 

« Dans le même temps, le gouvernement reconnaît également que le développement de la biotechnologie moderne doit aller de pair avec une réglementation appropriée afin de maximiser les avantages tout en minimisant les risques potentiels », fait observer le rapport. Le Mozambique a mis en place des réglementations en matière de biosécurité depuis 2007.

 

Le Mozambique autorise actuellement l'importation de produits génétiquement modifiés destinés à être utilisés directement comme denrées alimentaires, aliments pour animaux ou pour la transformation, avec l'approbation de l'Autorité Nationale de Biosécurité. Certains produits alimentaires importés d'Afrique du Sud contiennent des ingrédients génétiquement modifiés.

 

La réduction de la pauvreté et l'amélioration de la sécurité alimentaire grâce à l'amélioration des pratiques agricoles sont une initiative majeure au Mozambique, où 80 % des quelque 29 millions d'habitants pratiquent une agriculture active pour leur subsistance et environ 64 % de la population souffrent d'insécurité alimentaire. Dans la partie sud du pays, la prévalence de l'insécurité alimentaire atteint 75 %. Jusqu'à 55 % de la population vit dans la pauvreté et 40 % des citoyens sont sous-alimentés. Le Mozambique connaît également de fréquentes catastrophes naturelles, notamment des sécheresses et des inondations. Entre 1994 et 1996, les sécheresses ont touché environ 1,5 million de personnes dans le sud et le centre du pays, tandis qu'environ 2 millions de personnes ont été touchées par les inondations en 2000.

 

La population mozambicaine s'attend à ce que l'introduction prévue de cultures GM aide le pays à relever les défis des ravageurs et des maladies des plantes et à renforcer la sécurité alimentaire. Le maïs génétiquement modifié, par exemple, peut augmenter les rendements jusqu'à 50 pour cent, selon une recherche menée par l'Institut de Recherche Agricole du Mozambique.

 

Cependant, le rapport de l'USDA/GAIN a relevé des préoccupations selon lesquelles « l'opinion publique montre un manque total de connaissances sur le génie génétique et la biotechnologie en généra l» et a noté qu'une « sensibilisation généralisée par le biais de programmes de vulgarisation et de renforcement des capacités parmi la société civile et les agriculteurs de subsistance est nécessaire ».

 

Celso Laice, secrétaire permanent au Ministère des Sciences et de la Technologie, a récemment révélé que le Mozambique travaille avec d'autres pays engagés dans la recherche sur les OGM pour partager les expériences des succès et des échecs, afin d'adopter les meilleures pratiques.

 

« La publication des résultats des activités impliquant des OGM est l'un des aspects couverts par la réglementation sur la biosécurité approuvée dans un décret gouvernemental de novembre 2014 », a-t-il déclaré.

 

Laice a également assuré que l'Autorité Nationale de Biosécurité travaille avec d'autres parties prenantes pour garantir que « les activités impliquant des OGM sont entreprises de manière sûre et responsable » au profit de tous les Mozambicains.

 

_____________

 

* Source :https://allianceforscience.cornell.edu/blog/2020/03/mozambique-sees-gmo-crops-as-way-to-reduce-poverty-achieve-food-security/

 

 

 

Après Mme Ségolène Royal et le Nutella, voici Mme Brune Poirson et Fleury Michon

Par : Seppi

Après Mme Ségolène Royal et le Nutella, voici Mme Brune Poirson et Fleury Michon

 

 

 

C'était en juin 2015, Mme Ségolène Royal était encore au gouvernent, Ministre de l’Environnement, de l’Énergie et de la Mer, chargée des Relations internationales sur le climat. Le 15 juin 2015, invitée du « Petit Journal » de Canal+, elle accusait le Nutellade contribuer à la déforestation :

 

« Il faut replanter massivement des arbres, parce qu'il y a eu une déforestation massive qui entraîne aussi du réchauffement climatique. Il faut arrêter de manger du Nutella par exemple parce que c'est de l'huile de palme. »

 

L'animateur, M. Yann Barthès, ayant rétorqué : « C'est bon le Nutella ! », elle insista :

 

« Ben oui, mais faut pas, parce que c'est l'huile de palme qui a remplacé les arbres, et donc c'est des dégâts considérables. […] Il faut qu'ils utilisent d'autres matières premières. »

 

Réponse de M. Yann Barthès :

 

« Vous pouvez faire couler toute une boîte, en disant qu'il ne faut pas manger de Nutella. »

 

 

Mme Ségolène Royal avait dû s'excuser pour éteindre la polémique et sortir le gouvernement d'une sorte d'incident diplomatique avec l'Italie, la patrie de l'entreprise Ferrero, laquelle emploie aussi du monde en Normandie.

 

On peut lui décerner la palme de la bêtise et de l'inconscience pour ces propos... mais si la palme devait être végétale, il n'est pas sûr que toutes les palmeraies de Malaisie suffiraient pour honorer toutes ses sottises.

 

Mme Ségolène Royal a une émule, toujours dans ce ministère chargé de l'écologie, en la personne de Mme Brune Poirson, Secrétaire d'État auprès de la Ministre de la Transition Écologique et Solidaire, et aussi vice-présidente de l’Assemblée de l’ONU Environnement... Ah ! Ces hochets que l'on aime agiter devant les foules...

 

Il n'y aura pas d'incident diplomatique comme pour le dénigrement – pénalement punissable – du Nutella. Mme Brune Poirson s'en est pris, avec la même légèreté et inconscience, à une entreprise française, Fleury Michon :

 

« Puisque @FleuryMichon ne comprend pas qu’en 2020, proposer des contenants non recyclables n’est plus acceptable, grâce à la #LoiAntiGaspillage, ils vont se voir infliger un malus écologique qui financera chez d’autres un bonus pour développer le vrai réemploi (pas celui du [hiéroglyphe]...) »

 

 

(Source)

 

 

Il va de soi qu'entre le 9 et le 10 mars 2020, Mme Brune Poirson aura vérifié les allégations du « SerialKiffeur » – un journaliste indépendant, encore un qui fait honneur à sa profession – pour pouvoir affirmer que Fleury Michon propose des contenants non recyclables. Elle l'aura fait personnellement, car il est impensable qu'elle ait pu mettre en branle la machinerie administrative pour un gazouillis que l'on suppose – mais peut-être à tort – personnel.

 

 

(Source)

 

 

Il va de soi aussi que Mme Brune Poirson dispose d'un texte qui lui permet d'affirmer péremptoirement que ce que fait Fleury Michon « n’est plus acceptable » a priori un texte de loi car l'Assemblée Nationale aaa-d-ooore légiférer sur ce genre de de minimis.

 

Il va de soi enfin que Mme Brune Poirson dispose de l'autorité nécessaire pour affirmer que Fleury Michon « vont se voir infliger un malus écologique »... les procédures pour ce faire ayant été scrupuleusement respectées.

 

Trêve de plaisanteries : ce gazouillis ne fait pas honneur à son émettrice, et encore moins au gouvernement dont Fleury Michon, tout comme le citoyen lambda, doit pouvoir attendre une attitude plus respectueuse.

 

Fleury Michon a répondu fort courtoisement :

 

 

(Source)

 

 

(Source)

 

 

Deux gazouilleurs ont des réponses plus élaborées :

 

 

(Source)

 

 

(Source)

 

 

L'écho circulaire, c'est la lettre professionnelle du recyclage et de l'économie circulaire.

 

« Irresponsable de dire ça de la part de @brunepoirson

Cet emballage plastique est recyclable, simplement, tout le territoire n'est pas couvert à 100 % par l'extension des consignes de tri. D'où cet affichage qui prête désormais à confusion. @citeofrance »

 

Irresponsable, en effet. Et elle est au gouvernement…

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Le Ministre de l’Éducation Nationale s’est-il fait influencer par la pédagogie Steiner-Waldorf liée à l’Anthroposophie ?

Par : gperra

Cela fait quelques temps que j’avais été mis au courant de liens amicaux tenus volontairement secrets entre Françoise Nyssen, l’ex Ministre de la Culture, proche des anthroposophes, et de Jean-Michel Blanquer, actuel Ministre de l’Éducation Nationale. D’après mes renseignements, ce dernier avait prévu de visiter l’école du Domaine du Possible à Arles, lorsque Henri Dahan, ancien Délégué général de la Fédération des écoles Steiner-Waldorf en France, en était le directeur. Mais la tempête Irma l’avait obligé à annuler son déplacement alors que son service d’ordre était déjà sur place.

Aujourd’hui, il apparaît que des transformations pédagogiques proches de ce qui se passe dans les écoles Steiner-Waldorf et reprenant même son vocabulaire ont été introduites dans l’Éducation Nationale. C’est le cas notamment avec la mise en place des “Chef d’oeuvres” en lycées professionnels :

https://cache.media.eduscol.education.fr/file/fam_metiers_et_R_pedagogiques/40/4/Vade-mecum_realisation_chef-d_oeuvre_1081404.pdf

Or il faut savoir que la notion de “Chef d’oeuvres” est essentielle dans la pédagogie Steiner-Waldorf. Il s’agit du travail de “fin de cycle”, qui vient couronner les douze années passées par l’élève dans cette pédagogie par une réalisation personnelle supervisée par un “parrain”.

Quand ils présentent le concept de chef d’oeuvre aux élèves, les pédagogues Steiner-Waldorf font d’ailleurs explicitement référence au compagnonnage et à sa dimension initiatique.

La scolarité étant pensée comme un processus d’initiation et le “chef d’oeuvre” comme un “baptême”, selon les propres mots de Rudolf Steiner, il est très étonnant de constater que l’Éducation Nationale puisse avoir repris le terme même utilisé dans les écoles Steiner-Waldorf pour le transposer tel quel dans les lycées publics, sans parler de nombreuses similitudes sur le fond quand on lit attentivement le descriptif de ce projet pédagogique.

En effet, le “chef d’oeuvre” des écoles Steiner-Waldorf est un dispositif religieux, une onction spirituelle des élèves par un travail personnel et une initiative individuelle conçue comme une “offrande aux Dieux”. Les douze classes de cette scolarité étant conçues comme un baptême, le jour de la présentation des chefs d’oeuvres est l’équivalent d’une cérémonie sacramentelle.

Reprendre ce terme, c’est donc risquer de créer la confusion entre le chef-d’œuvre tel qu’il est pensé dans la pédagogie Steiner-Waldorf, c’est-à-dire comme un acte d’ordre sacramentel anthroposophique, et l’univers de l’Éducation Nationale, qui doit rester strictement laïque. Sans parler du fait que les ecoles Steiner-Waldorf pourront désormais se vanter publiquement d’avoir été un réservoir d’idées pour l’Éducation Nationale, puisqu’on reprend la forme et le fond d’un dispositif pédagogique qui préexistait chez elles.

Qu’on me comprenne bien, je ne critique pas le principe d’un travail de fin d’étude basée sur une initiative individuel de l’élève et comprenant une dimension d’interdisciplinarité. Mais je trouve profondément dommageable que le terme de “chef d’oeuvre”, appartenant aux écoles Steiner-Waldorf depuis leur fondation, ait pu être repris tel quel par l’Éducation Nationale. Cela crée une confusion dommageable et tend à établir des passerelles entre deux institutions qui ne devraient rien avoir en commun, puisque la pédagogie Steiner-Waldorf est une entreprise insidieuse d’endoctrinement des élèves à la doctrine anthroposophique de Rudolf Steiner, tandis que l’Éducation Nationale repose sur le principe de laïcité et de respect des individus.

Cachons ces « OGM cachés » aux clients du « bio » !

Par : Seppi

Cachons ces « OGM cachés » aux clients du « bio » ! ( Source ) Le 1er octobre 2019, Reporterre publiait une tribune, « " OGM cachés", le gouvernement nous prend pour les cobayes des firmes agrochimiques ». Elle était portée par une « vingtaine d'ONG environnementales...

La propagation du virus Covid-19 fait craindre l'insécurité alimentaire en Afrique

Par : Seppi

La propagation du virus Covid-19 fait craindre l'insécurité alimentaire en Afrique Joseph Opoku Gakpo* La propagation du coronavirus Covid-19 fait craindre l'insécurité alimentaire en Afrique, certains pays connaissant déjà des hausses de prix, des achats...

Le médecin et député Joachim Son-Forget : « ...#Mengele »

Par : Seppi

Le médecin et député Joachim Son-Forget : « ...#Mengele » Glané sur la toile 507 Sans paroles ( Source ) ( Source ) Et, pour ajouter au casier : (A été supprimé)

Sommes-nous prêts à « recâbler » l'agriculture ?

Par : Seppi

Sommes-nous prêts à « recâbler » l'agriculture ? David Zaruk* « Il ne peut pas y avoir pire que ça ! » C’est ce que j’ai pensé en regardant le « documentaire visionnaire » végane du journaliste militant George Monbiot, Apocalypse Cow , sur Channel 4 au...

(Presque) tout ce que vous voulez savoir sur la lutte contre le Covid-19

Par : Seppi

(Presque) tout ce que vous voulez savoir sur la lutte contre le Covid-19 Glané sur la toile 506 « Antiviraux et vaccins : le point sur les pistes pour freiner le coronavirus » est une traduction d'un article rédigé par M. Ignacio López-Goñi, enseignant...

Covid-19 et « médecine » anthroposophique

Par : Seppi

Covid-19 et « médecine » anthroposophique Glané sur la toile 505 Sans paroles... ( Source )

L’anthroposophe Tristan Chaudon, fils du Président de la Fédération des écoles Steiner-Waldorf, se prononce contre le confinement

Par : gperra

Cela n’aura malheureusement pas manqué de se produire : après plusieurs articles de la revue anthroposophique Aether sur le Coronavirus, préconisant notamment la contamination des jeunes, un représentant de l’Anthroposophie en France, Tristan Chaudon, s’est permis de déclarer sur Twitter : “Il ne sert à rien de limiter la propagation du virus, il faut créer une immunité collective” :

Or Christian Chaudon n’est pas n’importe qui. Il est membre du Comité d’initiative de la Branche Matthias Grünewald de Colmar, rattachée à la Société Anthroposophique en France. Il est également graphiste des programmes des assemblées générales de la Société Anthroposophique en France, ce qui signifie qu’il collabore étroitement avec son Comité Directeur :

Il est enfin le fils de Guy Chaudon, le Président de la Fédération des écoles Steiner-Waldorf en France, et intervient régulièrement sur les réseaux pour défendre la pédagogie Steiner-Waldorf.

A moins que ce tweet ait été formulé maladroitement pour dire autre chose que ce qu’il semble pourtant dire explicitement, on comprends qu’aux yeux de Tristan Chaudon le confinement “ne sert à rien” et même qu’il ne faudrait pas “limiter la propagation du virus”. Ces propos sont en parfaite adéquation avec les idées diffusées par le magazine en ligne Aether et l’article de Georg Soldner selon lequel : “Il est bon que les jeunes soient contaminés en premier (…)”. Ils ne semblent donc pas être le résultats d’une maladresse, mais d’un propos réfléchi et délibéré.

Tristan Chaudon a par ailleurs confirmé par un autre tweet du 20 mars que c’est bien le confinement qu’il critique :

Dire sur les réseaux sociaux le 20 mars que “le confinement général est non seulement inutile mais contreproductif” est grave. Cela pourrait s’apparenter à une incitation à la désobéissance civile en pleine crise sanitaire où des vies dépendent du bon respect des consignes.

Que soit interrogée la pertinence de telle ou telle stratégie sanitaire est possible et Tristan Chaudon a le droit de le faire. Mais était-il responsable de sa part, en plein effort national de confinement, d’affirmer publiquement qu’ “il ne sert à rien de limiter la propagation du virus”, contredisant ainsi les consignes des autorités sanitaires ?

Les propos de Tristan Chaudon n’engagent bien sûr pas la parole de son père, Guy Chaudon, Président de la Fédération des écoles Steiner-Waldorf en France. Il parle en son nom propre et pas au nom de quelque organisme anthroposophique que ce soit. Mais compte tenu de la proximité de Tristan Chaudon aux cercles dirigeants de l’Anthroposophie en France, dont il relaie souvent les opinions, de son activité prosélyte en faveur de l’Anthroposophie sur les réseaux sociaux, de son passé d’ancien élève d’école Steiner, de sa qualité de membre de la Société Anthroposophique en France, dont il est un éminent acteur, organisant des stages et donnant des conférences, nous pouvons penser que sa parole est assez représentative d’un milieu, celui des anthroposophes et de leurs dirigeants, et traduit ce que ceux-ci pensent vraiment au sujet de la crise du Coronavirus et de l’injonction de suivre les consignes des autorités politiques et sanitaires, que l’on retrouve pourtant clairement mise en exergue sur certains sites anthroposophiques, comme celui de la Société Anthroposophique en France ou de l’AREMA (association des médecins anthroposophes). Soit Monsieur Tristan Chaudon ne semble pas avoir bien compris cette injonction, soit cette injonction ne correspond pas aux opinions actuellement en circulation parmi les anthroposophes, en dépit des déclarations officielles de leurs représentants.

Si la Fédération des écoles Steiner-Waldorf condamne de tels propos, qu’elle le dise ! Il serait impensable que Tristan Chaudon bénéficie d’indulgence de la part de cette institution en raison de ses relations familiales. Et si la Société Anthroposophique en France fait de même, qu’elle exclue Tristan Chaudon, comme elle a exclue Charles Le Goff, qui tenait des propos racistes sur sa chaîne YouTube : il ne saurait y avoir deux poids deux mesures. On ne peut écrire “avec insistance” sur le site de la Société Anthroposophique en France qu’il faut respecter les consignes des autorités et laisser l’un des membres éminents de l’institution dire publiquement le contraire à plusieurs reprises, à moins d’être en total désaccord avec soi-même, ou refuser de prendre ses responsabilités.

Pour ma part, il ne s’agit pas d’accabler Tristan Chaudon à titre personnel, mais de pointer la responsabilité des discours véhiculés dans le milieu anthroposophique, notamment par les articles du magazine en ligne Aether, qui préconise par exemple une contamination massive des jeunes, sans semble-t-il réaliser le coût en vies humaines d’une telle mesure. Et sur le plan de la communication, comment un mouvement qui est déjà accusé de propager sciemment la rougeole (voir les déclarations du médecin scolaire d’une école Steiner-Waldorf dans le reportage de Complément d’enquête sur France 2), peut-il se permettre de prôner la contamination des jeunes par le Coronavirus aujourd’hui, à moins d’être totalement inconscient, non seulement de la gravité de la situation sanitaire du pays, mais aussi des dégâts de tels propos sur l’image publique de l’Anthroposophie ? Il me semble que le caractère dogmatique de la doctrine anthroposophique et de ceux qui la défendent peut seul expliquer des préconisations comme celle-ci, ainsi que la déclaration de Tristan Chaudon, qui en découle logiquement.

Agriculture biologique : un résumé du rapport sénatorial par l'IREF (M. Laurent Pahpy)

Par : Seppi

Agriculture biologique : un résumé du rapport sénatorial par l'IREF (M. Laurent Pahpy ) Glané sur la toile 504 Nous avions évoqué un point particulier du rapport d'information des sénateurs Alain Houpert et Yannick Botrel, fait au nom de la commission...

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